le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

15 juillet 2019

Echo : l'autre pays de Sebastien Berlendis

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Ce court récit, suit les méandres de la pensée du narrateur-auteur en Italie. Il va de ville en ville, en associant des souvenirs, des sensations. Il évoque sa famille, les Maures, un amour terminé. Comme une sorte de monologue, les pensées s’enchevêtrent, l’écriture est poétique, les descriptions précises.

On peut retracer son itinéraire intérieur et réel. J’ai apprécié la sincérité, le côté sensoriel et mélancolique de l’écriture,comme dans un vieil album sépia. Les traces du temps qui passe ; l’évocation de sa famille, de la filiation, la sensualité, les contrastes des villes italiennes. Ces instantanés d’émotions fixés sur le papier, sont à la fois pudiques, intimes et universels dans ce voyage intime.

J’ai retrouvé avec bonheur la délicatesse de l’écriture qui m’avait plu dans le roman Maures de l’auteur. Ode à la nature, aux hommes, au temps qui passe. L’autre pays, c’est le miroir, l’écho de nos sentiments intimes qui se reflètent ici sur le paysage italien. Court mais intense et mélancolique, un coup de cœur et un auteur que je vous recommande.

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28 juin 2019

S'oublier: Douce de Sylvia Rozelier

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C'est le roman de la descente aux enfers du personnage Douce par amour. Elle qui était indépendante, pleine de vie, se laisse peu à peu prendre au piège d'un amour toxique.Avec une écriture à la fois littéraire et très sensuelle, l'auteur nous plonge dans la relation dysfonctionnelle de ce couple, l'analyse et la décortique mot pour mot, grain par grain. 

On suit cette tragédie amoureuse en plusieurs actes: de la rencontre, la complicité, la passion dévorante aux douleurs, accrocs. Sans jugement, elle montre bien l'emprise et la relation plus forte que tout, la raison, la logique, la vérité comme dans un mécanisme implacable.On assiste impuissant à cette sublimation de l'amour qui en devient une caricature, une fable grotesque, une auto-punition.

J'ai apprécié la construction, la force des personnages, la densité et la tension psychologique qui s'installe. L'athmophère qui comme dans un polar fait s'attacher à Douce le personnage féminin. On a envie de la secouer, de lui dire stop ça suffit. La narratrice nous parle comme si on était en fin de soirée.Elle raconte son histoire, leur histoire. On a l'impression d'entendre sa voix, comme quand on tombe le masque entre chien et loup autour d'un verre.

Le personnage féminin n'est pas stérotypée et on se demande jusqu'où elle va aller. J'ai aimé les descriptions, la manière dont l'auteur parle du quotidien, de l'intime de la passion sans tomber dans le glauque, le pathos. Cette écriture qui joue avec nous comme le personnage masculin joue avec Douce et ses failles. 

Donc plongez au coeur de ce couple amoureux de l'amour et écoutez la voix de Douce.

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21 juin 2019

Dans la tête d'une vieille dame: les gratitudes de Delphine de Vigan

 

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Les Gratitudes est dans la même veine que le précédent les loyautés. C’est un roman court avec quelques personnages. Autant dans le précédent j’avais été agacé par les personnages adultes autant là ça n’a pas été le cas.

Michka est une vieille dame qui s’est occupée de Marie quand elle était petite, elle perd peu à peu les mots et souffre d’aphasie. Elle rencontre dans la maison de retraite Jerôme qui au quotiden va essayer de l’aider et de lui faire garder le moral. Le roman est bref, on est à la fois dans la tête de Michka puis des autres personnages, leurs pensées intimes et même les cauchemards de Michka. L’auteur réussit à bien rendre la maladie, le fait d’être déboussollée, la vie dans un ephad. La gentillesse du soignant qu’est Jérôme, la maladresse parfois du personnel notamment des infirmières. Du côté du cadre, de la réflexion sur la vieillesse, de l’accompagnemment le roman est plutôt bien réussi.

Mais il m’a manqué quelque chose, un peu plus de relief au personnage de  Marie par exemple, ses sentiments dans les parties qui lui sont consacrées. Un développement plus important sur les secrets de Jérôme et de Michka.

Comme dans les loyautés, par moment j’ai retrouvé ce qui fait la force de l’auteur, l'empathie, le talent de brosser des athmosphères mais à d’autre j’ai trouvé cela un peu trop conte, rapide, esquissé même si je sais que c'est le souhait de l'auteur d'aller à l'os. Ce n’est pas une déception comme avait pu l’être les loyautés.  Car je l’ai trouvé plus cohérent au niveau de la psychologie des personnages mais cette rapidité de l’histoire, m’a une fois de plus décontenancée.

Donc si vous aimez les lectures rapides et voulez comprendre l’aphasie lisez le, sinon attendez la sortie d’un roman plus conséquent de Delphine de Vigan pour retrouver pleinement sa plume.

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13 juin 2019

Vivant: I am I am I am Maggie O'Farrel

 

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Maggie O'Farrel raconte au fil des chapitres des moments charnières de sa vie d'enfant, d'adulte, de mère. Sans suivre un ordre chronologique, elle nous fait son portrait intime, celui de ses fureurs, ses angoisses, ses rêves, voyages. 

De ces lignes se détachent, l'amour, la douleur, la force, la chance parfois. Avec une écriture précise, sensible, forte. Elle nous met dans sa tête sans fioriture, avec acuité à travers des descriptions saisissantes comme des petites scènettes très visuelles.

Son histoire devient notre histoire grâce à des chapitres plus ou moins long associés à des parties du corps et des dates. Elle déroule le fil des évènements et touche en plein coeur.

Ses sentiments, ses épreuves,son jeu de cache-cache avec la mort font réfléchir. Certains passages sur la maladie, la douleur, l'immobilité,la maternité, m'ont particulièrement touchés. L'amour, la bienveillance, la rage de vivre surnage des lignes donne espoir, rythme le récit.

Elle retrace pour nous comme des instantanés ses  évènements personnels et autobiographiques en leur donnant une valeur universelle, en faisant écho également à la littérature, l'écriture, en explicitant son projet à travers ce récit.

Un livre vivant, passionnant, qui prend aux tripes; à lire d'urgence pour savourer la vie.

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07 juin 2019

Faillible: laisser des traces d'Arnaud Dudek

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Laisser des traces, le nouveau roman d’Arnaud Dudek est différent des précédents, d’habitude ses personnages sont plus lunaires ou plus à fleur de peau. Au premier abord, avant de le découvrir, on pense avoir l’inverse avec Maxime Ronet. Brillant jeune politicien, qui a gravi rapidement, les marches de la politique et dont le mandat de maire de Neuvilly est censé être le marche pied avant une carrière plus grande et nationale.

Mais comme d’habitude avec l’auteur, il ne faut pas se fier aux apparences. Le personnage principal est plus complexe qu’il n’y parait. Il a ses failles derrière son allure de premier de la classe, ses manies. La narration omnisciente permet aussi à travers lui, Alice son assistante de dresser un tableau de la politique actuelle.

J’ai aimé l’acuité du regard de l’auteur qui montre bien les rouages de la politique moderne, les éléments de langage, la volonté de faire du neuf avec du vieux ou la vision de "la start up nation", sa novlangue. En même temps, là où le récit est original par contre c’est dans la vision très terre à terre de la politique. Car on suit Maxime dans sa vie de maire, qui finalement est beaucoup moins exaltante que prévue entre réunion, rôle de médiateur et inauguration à tout va. Un évènement va ébranler l’armure de ce politicien né et le rendre plus humain.

J’ai apprécié l’absence de mièvrerie, de choix narratif facile de l’auteur. Avec cette vision extérieure, le narrateur généralise son propos mais montre aussi des hommes qui ont un vrai rôle, des idées comme l’ami de Maxime: Yassine. Il s’attache aussi à travers les personnages secondaires, la vie d’Alice, d’Emma a insuffler cette humanité propre aux romans de l’auteur.

Par petite touche, on retrouve sa facilité à décrire l’humain avec ses travers, sa tendresse ; l’ironie parfois. Le récit se lit rapidement car on a envie de voir jusqu’où la métamorphose de Maxime va le conduire et savoir comment il va laisser des traces. Au fil des pages, on apprend à aimer cette petite ville, et la complexité de ce personnage qui est tiraillé entre son ambition et la réalité et qui suite à cet accident de parcours change de regard sur ce qu’il croyait devoir faire.

J’ai aimé l’évolution de ce personnage, mais aussi que l’auteur nous laisse nous faire notre propre avis, cet hommage aux mots et finalement aux personnes qui concrètement essayent à leur échelle de changer les choses.

Donc partez à la découverte de Neuvilly, découvrez le parcours d’un homme faillible, ancré dans son époque qui cherche finalement comme chacun d’entre nous sa place.Vous ne verrez plus du même œil votre maire et finalement, le roman nous fait réfléchir également à ce que l’on veut réellement: une politique sans âme ou une politique qui prend en compte la réalité sans grand discours ?

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03 juin 2019

folie douce: les déraisons d'Odile d'Outremont

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C’est un curieux premier roman qui ne joue pas sur la facilité. On suit deux personnages principaux : Adrien ; jeune homme sage, employé modèle jusqu’à sa rencontre avec Louise. Louise et sa folie douce, son amour des couleurs, son imagination qui enchante la vie et le quotidien. Cet amour fou, passionné est bien conté par l’auteur. Elle nous met dans la tête des personnages mais aussi de la mère d’Adrien, la sévère institutrice, des personnages secondaires et même du chien du couple qui s’appelle Le Chat.

Cette folie douce est peu à peu rattrapée par la réalité, Adrien à partir de là gagne en épaisseur et la relation entre les 2 s’inverse, face à l’épreuve, il décide de faire sienne les maximes de Louise qu’il regardait jusque là avec tendresse. Et lui aussi d’enchanter le réel d’où le titre au pluriel de déraisons de ces 2 êtres. Adrien se fait violence pour contourner les règles, rendre honneur à celle qu’il aime coûte que coûte sans se soucier des conséquences et du regard des autres.

A la fois conte, matiné d’intrigue, plein d’humour, de poésie, l’auteur virevolte d’une phrase à l’autre, c’est léger et entêtant à la fois et plus sérieux qu’il n’y parait dans le propos au premier abord. L’auteur a une écriture très imagée, colorée comme les peintures de Louise, elle fait parler les objets, les animaux et s’amuse avec le détournement des mots au service de ses personnages. Ils en deviennent attachants, familiers, et elle fait une belle ode à la passion. En filigrane, elle s’intéresse aussi au monde de l’entreprise, à son inhumanité, cette lente mécanique de l’entreprise qui vous efface peu à peu quand elle estime que vous êtes inutile, qui vous broie. Cette réflexion plus sociétale autour du personnage d’Adrien, le personnage du juge donne une autre épaisseur au récit.

Petit bijou de poésie et de folie, un premier roman réussi et qui fait apprécier les détours, les jeux de mots, les couleurs, les rimes du jour, les décalages et toutes les déraisons que notre esprit peut créer. Donc plongez dans un bain d’imagination en ouvrant les déraisons.

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24 mai 2019

Valse du temps et des sentiments: Quand nos souvenirs viendront danser de Virginie Grimaldi

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Dans ce roman, Virginie Grimaldi, nous fait valser avec les émotions, celle de ses personnages et les nôtres.

On suit un groupe d’octogénénaires, les octogéniaux, ils vivent tous depuis des décennies à l’impasse des Collibris. Ils y ont vécues leurs premières joies, peines, les grands et petits drames de la vie. On a le couple de l’impasse, fort comme un roc, Anatole, le taiseux et sa femme Marceline qui ne peut pas s’empêcher de dire ce qu’elle pense. On a Rosalie et son rêve américain, son émancipation, on a Gustave et ses blagues, Marius qui se voit en leader et Joséphine et son fameux justaucorps.

A travers les mots de Marceline, on redécouvre une époque, les grands moments de la vie. Elle entrecoupe son récit de moments clefs de sa vie et de celle de l’impasse. Ils s’unissent tous pour défendre leurs maisons, leurs souvenirs. Avec l’aide du petit fils de Marceline: Grégoire, ils vont faire campagne pour sauver l’impasse et la place où ils ont vu leurs vies s’écouler.

On prend plaisir à suivre les aventures de ces papys, leurs actions pour faire plier la mairie, on rit souvent, on a le cœur serré. L’auteur est douée pour nous mettre à la place de ses personnages qui se sentent toujours jeunes même si ils ne le sont plus, qui sont au bout du chemin mais veulent rester digne. Se battre jusqu’au bout pour sauvegarder leurs maisons, leur place qui a marqué leurs vies. Les amitiés, l’émancipation féminine, la danse, l’amour qui se transforme, le chagrin et ses ravages, la maladie.

Sur des thèmes pourtant universels, Virginie tricote avec ses personnages, sans fioriture, en allant droit dans le cœur, dans la langue dont elle a le secret. L’addiction à la télé réalité de Marceline est très drôle, la compréhension de ce personnage au départ assez dure par moment, se fait et on ne peut que l’adopter. Elle nous fait penser à nous, à notre famille, à notre finitude aussi, l'auteur fait un joli clin d’œil à la maison des Tamaris. Mon premier Grimaldi avait été tu comprendras quand tu seras plus grande, j’ai retrouvé cette sensation de me couler parfaitement dans les pages, d’être bien, de vivre au rythme des souvenirs, je n’avais pas envie de m’arrêter de danser, je voulais écouter encore la boite à musique. J’ai envié Marceline et Anatole pour cet amour à toute épreuve.

Une fois de plus l’auteur, nous montre qu’elle a tout d’une grande car parler de sujet pas toujours très drôle, sans tomber dans la caricature ou la mièvrerie il faut du talent et ça elle en a beaucoup. J’ai trouvé qu’elle se cachait moins derrière l’humour, même s' il y en a et qu’elle assumait totalement cette mélancolie qui sied à ses personnages.

Donc laissez vous emporter par le tourbillon des souvenirs, prenez place dans la danse à l’impasse des Collibris. Vous valserez par toutes les émotions et les personnages resteront longtemps dans votre cœur. Bonne lecture de la magie grimaldienne, cette petite musique qui vous suivra longtemps une fois le livre refermé.

Un autre avis de ma soeurette Virginie  très complémentaire pour le Paris- Nantes, bonne lecture

" Quand nos souvenirs viendront danser " de Virginie Grimaldi - LES LECTURES DU MOUTON

" Je voudrais dire à Joséphine qu'elle va s'en remettre, parce qu'il paraît que c'est ainsi, qu'on se remet de tout. Je voudrais lui promettre que, chaque jour, elle ira un peu mieux, que ce sera imperceptible, mais bien réel et que dans quelques temps son grand sourire sera de retour, qu'elle s'extasiera de nouveau face au soleil, à la pluie, et ne parlons même pas de la neige.

http://www.leslecturesdumouton.com

 

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29 avril 2019

difficulté d'écrire sur l'oral: petit manuel à l'usage de ceux pour qui l'oral est un cauchemar de Valérie Guerlain

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Ce livre fait réfléchir sur l’oral, ses douleurs et la difficulté souvent de se sentir à l’aise. L’auteur s'interroge également sur l’estime de soi, les techniques de respirations, l’état d’esprit que l’on doit avoir pour réussir un oral.

Au départ, je pensais vraiment que c’était un traité de conseils, plutôt techniques, finalement ça ne l’est pas réellement sauf dans la dernière partie où il y a des exercices de diction, de respirations.

Il y a beaucoup de témoignages d’élèves de l’auteur, elle nous parle de sa pratique du théâtre. Même si j’ai été intéressé par ses anecdotes personnelles ou celles de ses élèves, les deux premières parties m’ont parues longues. Le côté citation, bien être, m’a parfois un peu agacé. J’aurais aimé en savoir plus aussi sur la pratique théâtrale, mais il est vrai qu’il est compliqué de faire un livre que sur l’oral. Et elle a le mérite d’essayer de donner une perspective et de tenter de généraliser à partir d’exemples les principaux blocages.

Par contre, sa mise en lumière des pensées négatives, la volonté de dédramatiser l’oral tout en laissant des pages pour que le lecteur teste est intéressante. La dernière partie avec la difficulté croissante des exercices aussi et le côté plus pratique  m'a mieux convenue.

Donc une lecture pas désagréable, qui peut être utile pour mieux comprendre les enjeux d’un oral que je testerai lors de mes prochains oraux.

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26 avril 2019

Malédiction minière: Kisanga d'Emmanuel Grand

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Kisanga est un roman noir qui se déroule au Congo, on suit les aventures de deux personnages principaux : Raphael et Olivier. L’un est journaliste, il a connu son heure de gloire mais une enquête d’investigation ratée le mine depuis 10 ans. L’autre est un jeune ingénieur, fou de sa petite fille Sarah, mais qui aimerait à nouveau sentir le vent de l’aventure comme avant. Il se retrouve dans un gros projet minier de son groupe industriel Carmin appelé Kisanga.

Ce roman est très intéressant, car au fil du récit, on découvre l’histoire compliquée du Congo, les batailles pour les richesses du sous sol ( cuivre, cobalt). On constate les ravages de l’argent, de la corruption, des guerres mais aussi les nouveaux homme fort du continent africain : les Chinois.

Sur fond du lancement de gisement de Kisanga, le roman montre aussi les ambigüités de la France, la difficulté de faire éclater la vérité et les pressions avec le personnage du journaliste Raphael Da Costa. On apperçoit aussi le monde politique français avec Meyrieux, homme politique obsédé par sa carrière, Moïse au Congo. La réflexion géopolitique est très juste.

Tuju le fixeur, nous donne à voir les conflits et les croyances, lui qui a traversé plusieurs guerre, sans manichéisme avec lucidité, l’auteur fait défiler le Congo contemporain et ses enjeux politiques.

Les descriptions des paysages, du pays sont très belles et on apprend à mieux connaitre  la région, le rythme est soutenu, dans cette course contre la montre notamment dans la dernière partie du roman.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, à découvrir l’histoire du Congo, des exploitations minières, à voir les querelles de pouvoir, les petits arrangements entre amis.

Une troisième incursion dans l’univers d’Emmanuel Grand qui une fois de plus confirme son talent pour raconter des histoires crédibles, palpitantes et nous instruire .Un roman noir que je vous conseille vivement.

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23 avril 2019

Abcédéraire ensolleillé : pour picorer des moments de lecture.

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Comme nous arrivons bientôt au mois de mai et la période des ponts, un moment idéal pour la lecture, je vous laisse quelques conseils lectures des livres qui m’ont marqué depuis le début de l’année:

Une liste présentée sous forme d’abcédaire comme pour ceux de Noel( qui sont d’ailleurs toujours valables aussi).

Attal Jerôme,37,étoiles filantes : une variation mélancolique des années 30 autour de Giacometti et des artistes, une lecture douce amère et poétique, 

Bertholon Delphine, Celle qui marche la nuit, un roman fantastique sur la famille, les secrets et une maison hantée avec un adolescent attachant,

Cobert Harold : Belle Amie : un pari réussi, la suite de Bel ami de Maupassant, cruellement d’actualité sur la réflexion sur le monde politique, les jeux de pouvoir au 19e,

 Flageul Elsa, A nous regarder ils s’habitueront : le combat de parents pour leur enfant, un beau portrait de femme.

 Houguet Nicolas,  L’Albatros, ,une autobiographie musicale qui fait réfléchir sur le pouvoir de la littérature, de la musique et sur le dépassement de soi,

 Illouz Thierry,  Même les monstres ,une réflexion sur l’identité ; la justice et les choix humains pour aller au delà de la vision manichéenne de la justice,

 Le Bihan Sylvie, Amour propre,  une réflexion sur la femme, la notion de maternité avec une déclaration d’amour à l’écriture de Malaparte et la littérature italienne,

 Le Corff Aude, La mer monte, un récit écologique et engagé qui fait réfléchir à notre société,

Llobet Anaïs, des hommes couleur de ciel : un roman puissant, une réflexion sur le regard de l’autre, sur le terrorisme sur fond de la guerre en Tchétchénie,

 Silberling Peggy, Pour Lui, un témoignage fort, le combat d’une mère pour son fils, contre vent et marrée pour le sauver, récit pudique et vibrant à lire absolument,

Vaughan Sarah, anatomie d’un scandale, un thriller juridique, une réflexion sur les violences faites aux femmes et sur l’envers de la société britannique hupée et politique.

Vinson Sigolène, Maritima : une plongée dans le Sud, au cœur des relations d’une petite tribu, reflexion sociale, écologique, avec l'écriture poétique et imagée de l'auteur,

Bonne lecture

Eirenamg.

 

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