le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

4 bougies, 4 automnes, concours rentrée littéraire et livres chouchous

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Un concours à la fois pour fêter les 4 ans du blog et l’arrivée de Noël, j’ai réfléchi et je vous propose de gagner 4 livres comme les bougies du blog.

4 ouvrages qui m’ont touché parmi ceux découvert depuis la rentrée en grand format et en poche grâce aux concours des 3 maisons d'éditions Livre de Poche, Mazarine et Stock, que je remercie vivement.

Première pépite à gagner: toute les histoires d'amour du monde de Baptiste Beaulieu:

Il vous permettra de découvrir une histoire personnelle et universelle et de participer à la recherche d’Anne Lise, de frissoner dans le vent de l'histoire et aussi de réflechir au sel de la vie à travers des lettres de Moïse et du récit du narrateur contemporain.

Humain: toutes les histoires d'amour du monde de Baptiste Beaulieu - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Ce récit parle de 3 générations d'hommes de la même famille Moïse le grand père, Denis le père du narrateur et Jean son fils. Jean jeune médecin voit un jour débarquer son père à son cabinet, celui-ci lui dévoile que son grand père écrivait dans des carnets, où il raconte sa vie depuis des années à une certaine Anne-Lise.

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Deuxième indispensable de la rentrée: Simple de Julie Estève

Dans ce roman vous allez découvrir Antoine, un homme simple, avec la langue forte, poétique, originale de Julie Estève, un de mes chocs littéraire de la rentrée, pourquoi car il est à la fois intriguant, troublant, poétique ce roman. Mais il nous fait surtout réfléchir sur nous même à travers le destin d'Antoine. Une auteur que j'ai plaisir à suivre et dont c'est le deuxième roman et qui est et sera une très grande auteur tellement son univers est riche et intéressant. 

Un humain incompris: Antoine, Simple de Julie Estève - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Ce roman met en lumière un homme simple Antoine Orsini surnommé le Baoul qui veut dire l'idiot, le simplet en Corse . En effet, Antoine est différent, il dit tout ce qu'il pense, ne fait pas de distinction entre ce qu'on peut faire ou dire, ne se soucie pas de la propreté, du regard des autres.

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Enfin pas de raison d’oublier ceux de l’an dernier qui sont toujours aussi agréables et de beaux souvenirs de lecture mais en format poche de la rentrée dernière :

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi : un récit drôle mais pas que, délicat, émouvant, un récit qui reste en mémoire. Une facette plus nuancée, sombre parfois de l'auteur, qui commence avec le sourire et dont on a des serrements au coeur à la fin. Virginie Grimaldi est une impressionnante raconteuse d'histoire, bienveillante et talentueuse.

Mon avis sur le parfum:

Sur le fil le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Virginie Grimaldi - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Ce livre est au bord, au fil du rasoir des émotions. J'ai été surprise au départ par l'écriture moins légère, avec un léger soupçon de gravité qui affleure dès le prologue cruellement efficace.L'héroïne Pauline est une jeune mère qui se retrouve célibataire et qui a du mal à l'accepter, elle n'arrive pas à passer à autre chose malgré les injonctions de ses amis, de sa famille.

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Enfin La légende d’un dormeur éveillé de Gaëlle Nohant : la vie et le destin de Desnos, le Robert, de l’auteur magisral, cabotin, passionnant et émouvant, le livre qui m’a fait pleuré à chaude larmes quand j’ai tourné la dernière page. Un petit bijou qui a d’ailleurs reçu le prix des libraires cette année.

Desnos vivant dans légende d'un dormeur éveillé de Gaëlle Nohant - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Parfois, mes élèves me demandent l'intérêt de lire, des mots, à quoi ils servent ? Après tout ils ne nourrissent pas, ils n'empêchent pas les balles. Certes sur ce point ils ont raison, mais de temps en temps, il y un livre, des mots, un auteur qui vous transperce, qui utilise les mots que vous aimeriez dire, qui vous fait voir la réalité autrement.

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Pour tenter de gagner ces ouvrages :

Il vous suffit de: 

Mettre en commentaire en dessous de ce post et  s’abonner soit à mon compte instagram, soit mon blog ou ma page facebook blog ( si vous vous abonnez aux 3 vous avez plus de chance de gagner mais il faut au moins s’abonner à un des comptes : compte twitter eirenamg, page fb eirenamg, insta namg namg.

Et uniquement pour la participation pour les livres de poche: n'oubliez également de vous abonner à un des comptes du livre de poche ( insta, twitter ou facebook)  pour gagner les livres de poche qui ont la gentillesse de vous envoyer votre lot.

 Je remercie les éditions mazarine, Stock, livre de poche pour leurs lots et leur soutien et pour les envois des livres aux gagnants. Ainsi que pour leur soutien et les pépites qu'ils publient au fil de leur catalogue. J'espère que vous aimerez ces romans autant que je les aies apprécié.

Bonne chance à tous

Fin du concours le 15  décembre. Je contacterai les gagnants par mail et transmettrais leurs adresses aux maisons d'éditions pour l'envoi.

Ps: un merci plus particulier à Marie Félicia, Valentine et Léa.

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13 décembre 2018

Dans la vie d'un parc animalier: Gran Paradiso de Françoise Bourdin

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J’avais beaucoup entendu parler de Françoise Bourdin, j’avais déjà lu deux ouvrages il y a quelque temps de cette auteur, un que j’avais apprécié pour la découverte du monde des marins pêcheurs la promesse de l'océan et l’autre qui m’avait agacé sur les querelles familiales à la campagne: au nom du père. Du coup, je restais sur une impression mitigée. Une amie lectrice me disait qu’elle ne comprenait pas pourquoi je n’accrochais pas, se demandant si c’était une question de génération et trouvant que ses romans étaient bien. Comme je n’aime pas rester sur mes a priori, j’ai décidé de relever le défi cette année, de lire la dernière histoire de Françoise Bourdin Gran Paradiso.

L’histoire se déroule dans un parc animalier dirigé par Lorenzo Delmonte, on suit son quotidien, ses relations avec sa famille, compliquée avec son beau père Xavier, plus harmonieuse avec sa mère Maude, ses frères et sœurs Valère, Anouk et Laetitia. La partie familiale et notamment la relation avec le beau père m’a fait un peu peur au début, car je trouvais le personnage de Xavier caricatural, un peu trop jusqueboutiste mais finalement contrairement à ce qui s’était passé dans au nom du père je n’ai pas détesté le personnage au point de sortir de l’histoire. J’ai apprécié par contre les personnages secondaires que sont Valère et Anouk, le petit frère Valère fou d’admiration pour son ainé, Anouk la chef cuistot qui vit de sa passion.

Le personnage principal Lorenzo est aussi intéressant, il permet d’appréhender et c’est ce qui m’a intéressé dans l’histoire les raisons d’être d’un parc animalier. A travers le récit, on comprend mieux leurs fonctionnements, la relation du soigneur, du vétérinaire et le but de certains de ces parcs d’être le gardien d’animaux sauvages. J’ai retrouvé la capacité de l’auteur à se fondre dans les descriptions, de dépeindre un milieu de manière minutieuse. Sa description du parc, de ses aménagements, des animaux est criante de vérité. C’est ce qui fait sans doute la force de l’auteur. Un peu comme dans mes souvenirs d’Henri Troyat quand j’étais jeune, cette manière de dépeindre l’environnement.

Par contre, le côté plus sentimental de l’histoire, avec la présence de Julia, m’a moins embarqué, c’est un joli portrait de femme, passionnée par son métier, comme Anouk ce qui est intéressant. Mais je suis moins sensible au côté un peu fleur bleue de l’histoire.

 Les atermoiements des sentiments des personnages sont surtout un prétexte pour réfléchir aux choix, poids du passé, rapport à l’environnement. Donc si je suis honnête, je ne me suis pas ennuyée pendant la lecture, j’ai appris sur le monde des parcs, après j’aurais aimé être davantage encore immergée dans la philosophie du parc, et rester que sur la partie rapport à l’animal, à la préservation. Je comprends mieux l’intérêt que porte les lecteurs à cette auteur et même si je suis moins sensible au côté familial et sentimental, le livre réussit son objectif, divertir le lecteur.

Gran Paradiso est un roman populaire, dans le bon sens du terme, c'est-à-dire qu’il décrit un milieu, des personnages passionnés par leurs métiers. L’auteur a un don particulier pour être une sorte de photographe d’une époque et de son actualité (réflexion sur le côté zoo, commercial, problème de famille recomposée), avec une dose de bons sentiments. Donc même si ce n’est pas mon genre de lecture, un roman pour le lecteur et qui le fait s’évader.

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07 décembre 2018

Abcédaire 2018: au fil des lettres et des mots, les romans à lire, offrir découvrir en 2019.

 

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Après 12 mois de lectures, quels sont parmi les romans dévorés ceux qui restent, toujours, se sont bonifiés avec le vin, dont le temps, ,n’effacent pas les souvenirs. Une petite sélection que je vous ai concocté non exhaustive mais de romans dont j’avais envie de reparler. Un petit abcédaire par le nom des auteurs avec un petit bonus à la fin. Il vous suffit de cliquer sur les liens pour lire la chronique.

Albecker Marie Fleur pour la claque au roman historique et cette langue si particulière et j'abattrai l'arogance des tyrans dans cette révolte face aux puissants et à la réflexion qu'elle apporte également sur la société d'aujourd'hui.

Astrud Michèle pour la découverte de la nuit Je vole  pour l’originalité de son thème et la sensation de voler grâce à son récit.

Beaulieu Baptiste car encore plus actuellement ,on a besoin de belles histoire d’amour et que ce récit historique et humain fait que Moïse vous accompagne longtemps pour toute les histoires d'amour du monde

Bouraoui Nina car la question du métissage, de l’identité et son récit m’a émue: tous les hommes désirent naturellement savoir

Cabocel Julien pour la sensation de liberté et la persistance de celle-ci des mois après grâce à Bazaar et son ambiance américaine.

Clemente Ruiz Gavin’s pour son club des feignasses qui donne envie de dire je t'aime aux personnes qui comptent et que j'adore Béa feignasse honoraire je suis.

Delesalle Nicolas pour son voyage en Patagonie et dans les étoiles pour Mille soleils, pour nous faire comprendre qu'on est rien à l'échelle de l'univers et qu'un destin peut changer en une minute.

Dudek Arnaud car par sa force, son humanité sa réflexion tant bien que mal est immense, qu'on ne peut pas lâcher A. pudeur et délicatesse pour un sujet sensible.

Estève Julie par qu’Antoine est un personnage magnifique et que simple est la pépite de la rentree. Que c’est une auteur impressionnante qui déploie de roman en roman un univers singulier, des personnages marquants qu’on adopte. Antoine for ever.

Grimaldi Virginie pour il est grand temps de rallumer les étoiles  et son road trip entre filles, que ça donne envie de tout plaquer, qu’elle fait du bien comme d’habitude cette lecture. Que cette complicité et la découverte des paysages est une magnifique histoire d'amour.

Lapertot Céline ne prèfère pas le sang à l’eau  découverte inattendue sujet brûlant, vibrant, avec une force dans l'écriture, un livre qui reste et une belle découverte de cette auteur.

Larher Erwan pour sa drôle de Marguerite n'aime pas ses femmes,un roman ironique et jubilatoire qui confirme le regard pertinent de l’auteur sur notre société.

Lebel Nicolas de cauchemar et de feu  pour sa plongée en Irlande et l’imcomparable Mehrlicht, un polar historique, intelligent.

Julie de Lestrange pour danser encore  et la nouvelle arche, dans le premier la mélancolie, la vie d'une bande d'amis et la beauté des paysages restent, dans son roman la nouvelle arche le personnage de Mathilde et ses interrogations font échos.

Liron Olivier car ses deux romans ont été les deux belles révélations de l’année et qu’il accède direct à  la case auteur que je vais suivre dans les années à venir, danse d'atome d'or, pas de deux vibrant et mélancolique et pour Einstein, le sexe et moi, qui au delà de l'humour met des mots sur la dureté de notre société.

Marchand Gilles car ses mirages plein les poches  sont des petits bijoux de mélancolies, car il mêle toujours aussi bien réalité et imaginaire. Ces nouvelles montrent le brio de l'univers de l'auteur.

Naudet Jean Baptiste pour la blessure car son témoignage sur le monde est glaçant, nécessaire et qu’il marque au fer rouge.

Nolhart Stéphane pour les années cristal tome 1, une plongée dans le 19e, la politique qui fait du bien, ressentir à nouveau l'espoir, les débuts de la République et la violence, la beauté et la misère, une belle fresque que ce premier tome.

Robert Loulou car son livre est puissant comme un uppercut et qu’elle a une écriture singulière, un sujet fort dans sujet inconnu et que c’est une révélation.

Sire Guillaume pour l'envers du décor de la petite lucarne et le personnage de Johanna : Réelle.

Uras Michael pour la maison à droite de celle de ma grand-mère et le voyage en Sardaigne, son personnage si humain et ce récit qui vous enveloppe et ne vous quitte plus,vous pouvez également lire tous les autres romans de l'auteur ils sont un peu magiques vous verrez.

Valléjo François  Hotel Waldheim et son jeux d'échecs en pleine guerre froide, ce face à face avec les souvenirs que j'ai dévoré.

Vié Caroline ni tout à fait une autre  pour le magnifique portrait de femme d'Iris et la pata negra, le mont blanc. Une belle découverte de cette auteur.

Vinson Sigolène car le caillou est un peu magique, l’écriture vous transperce, vous poursuit, vous rend accro et qu’il est à part ce roman dans mon cœur de lectrice.

Last but not least  car cet abécédaire ne serait pas complet si évidemment je ne faisais par référence à  ma dream team d'auteurs favoris

 Delphine Bertholon avec cœur-naufrage  son magnifique roman, vibrant puissant où elle déploie tout son talent.

Harold Cobert avec sa mésange et l'ogresse si vous voulez de la noirceur et de l’intelligence.

Valérie Tong Cuong avec  Par amour roman familial et historique sur le havre et la 2nde guerre qui a remporté oh joie le prix des lecteurs du livre de poche cette année,

Sylvie Le Bihan pour la force de son écriture et ses romans qui font réfléchir.

Gaëlle Nohant pour découvrir son Robert, revivre le Paris des années 1930-40 et tomber amoureuse du poète avec la légende d'un dormeur éveillé 

Pour ces auteurs en fait, vous pouvez lire n’importe lequel de leurs romans chacun est à part, c’est agréable de suivre de livre en livre l’évolution de leurs univers et sans eux le blog n’aurait pas vraiment de raison d’être.

Bonnes lectures à vous.

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03 décembre 2018

Petite lucarne: Réelle de Guillaume Sire

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Réelle est un roman captivant car il emprisonne une époque, celle des années 1990-2000, celle qui est une sorte d’antichambre de la nôtre. Une France fascinée par la télévision et les rêves de gloire, une France qui travaille et simple comme la famille de Johanna . Celle-ci est une jolie collégienne au début de l’histoire, gentille qui adore sa grand-mère et son père, dont la vie tourne autour de la télé, des chanteuses qu’elle adore comme Ophélie Winter et qui aimerait bien réussir, faire partie des Enfoirés, être célèbre. Elle a envie d’exister, de ne pas avoir une vie étriquée, à avoir du mal à finir ses fins de mois dans un petit job sans intérêt.

On suit ses pas de jeune ado , puis de jeune femme qui fait tout pour s’en sortir, saisir sa chance, et qui pense l’avoir trouvé grâce à une audition. Le reste est à découvrir dans les 2 parties du roman, sous la plume de l’auteur. Un personnage féminin à la fois fragile, proche qui émerge en pleine lumière grâce à ce coup de projecteur.

L’analyse du pouvoir de la télé, de son hypocrisie, de son côté voyeuriste est extrêmement bien ficelée. On voit les castings, l’émergence de la télé réalité et un avatar de touche pas à mon poste émerger avec ses pratiques d’humiliations publiques. On côtoie l’envers du décor avec le côté rat de laboratoire devant les caméras, la quête pour se maintenir, les humiliations.

Le roman utilise des noms d’émissions, de célébrités ce qui rend crédible et réelle l’histoire tout en faisant de Johanna l’héroïne, une jeune femme touchante dans ses rêves de grandeur mais aussi dans ses bonheurs simples comme son amour pour ses perles dont elle aime faire des bijoux. J’ai aimé la description aussi de sa famille, de ses amis qui restent eux ancrés dans la vraie vie.

Comme un lapin pris dans les phares, on suit l’ascension de Johanna en se demandant si elle ne va pas y laisser des plumes comme les premières gloires de la télé réalité. On s’attache à elle, à son évolution, à ses histoires d’amour.

Déconstruction de la réussite et du mythe de l’argent, du quart d’heure wahrolien, le livre a une réflexion très juste sur notre monde putassier, d’image et obsédé par l’égo. Ici on assiste à ce basculement, du début de la célébrité pour rien, pour avoir été soi même, pour être sur les magazines. On voit le début des réseaux sociaux, des agents, l'humain vendu comme un bout de viande comme un autre, le diktat du corps parfait. Conte de fée inversé,  moderne, on devient accro comme aux émissions de télé et on tourne les pages, en espérant qu’elle ne sera pas sacrifiée à l’arène de l’audimat. J’ai apprécié les échos avec aujourd’hui et l’avatar d’Hanouna et de la nouvelle télé réalité moderne, de voir le personnage grandir et la morale de l’histoire . Le ton est juste, pas caricatural et donne à voir autrement ce phénomène de société. Les personnages secondaires, la mère toujours fière, le père en retrait, le petit frère ou même Édouard, le fou de comédie romantique ajoute une touche de douceur à cette histoire.

Une lecture agréable, instructive, drôle voir acide par moment sur notre société obnubilée par l’image et le paraître. Un personnage humain et attachant, un très beau roman loin des faux semblants et la morale mais qui remet l’humain au centre. Loin des caméras, des trompes l’œil, des paillettes et des rêves de gloire.

Donc découvrez Johanna et vous vous prendrez d’affection pour cette jeune fille pas si différente de nous, avec ses rêves de gloire démultipliée par le prisme de la petite lucarne.

 

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29 novembre 2018

Poésie moderne danse d'atome d'or d'Olivier Liron

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Deuxième incursion dans l’univers d’Olivier Liron, même si celui-ci est son premier roman. Au départ, ça commence plutôt de manière classique, une rencontre avec le narrateur et une jeune femme lors d’une soirée entre amis. Banal vous me direz mais non, c’est sans compter la fantaisie et la plume de l’auteur.

En effet, on retrouve dans ce premier roman, ce que j’ai apprécié dans le suivant, un style original qui mêle langage familier et courant qui mêle poésie et banalité, qui mêle sentiment et immensité de la vie. Les phrases claquent ou au contraire déploient des images, des associations d’idées qui nous permettent de visualiser et de parcourir ce mythe moderne.

Construit en deux parties, on se balade avec les personnages le narrateur, jeune homme sensible, fou amoureux fasciné par une belle acrobate rebelle et libre Loren.

Les personnages sont des êtres comme vous et moi, on chemine avec eux dans les rues de Paris, au hasard, puis plus loin, vers un ailleurs dans la 2e partie que je vous laisse découvrir. Le personnage de Loren est à la fois sombre et lumineux, il est pétri d’absolu, de grâce, de singularité, il est en même temps la femme et toute les femmes. Elle, la fille du soleil et des airs, elle la petite danseuse, qui virevolte, vacille, se bat contre les ombres et la douleur. J’ai été touché par cette trajectoire de feu follet, cette femme si vive, libre, à la fois femme, et enfant par moment. Qui acquiert une grandeur au cours du récit. Personnage en clair obscur que j’ai aimé côtoyer. Le narrateur comme une ombre protectrice, un rempart, une pause est là ; qui nous conduit entre les rives, dans les méandres de cette histoire entre luminosité et froideur, au fil de l’évolution de cette passion.

J’ai apprécié le côté charnel, brut, éperdu de leur histoire, l’intensité dans la première partie ; cette urgence qu’on sent poindre. J’ai été surprise par la 2eme partie, je m’attendais pas à ce choix là de l’auteur, à cette focalisation sur Loren à une réflexion plus universelle qui emmène le récit ailleurs, qui le rapproche de la mythologie, de ce fil rouge au cœur de l’histoire. La tonalité plus sombre donne une autre dimension à la relation, au paysage. L’auteur décrit aussi bien le soleil brûlant, l’ivresse de vivre, de la passion, que la froideur, l’éloignement, la solitude, la peur. J’ai aimé cheminer entre les ombres, dans les phrases poétiques, longues ou courtes de l’auteur. Dans les phrases suspendues, comme des prières ou animales pour décrire la brûlure de la chair.

Carpe diem comme l’applique Loren, instant volé, glané, force des mots, des sensations, j’ai retrouvé ce qui fait l’élégance et la folie de l’écriture de l’auteur. Cette vision poétique et désenchantée, pleine de vie et de finitude, de chaleur et de tranchant. J’ai apprécié le personnage de la grand-mère qui elle danse avec les mots, la langue, l’identité manouche, entre français et espagnol, sorte de gardienne de la mémoire, passeuse d’espoir, de prophétesse.

Un bien beau voyage encore que ce livre, impressionnant pour un premier roman, fort et glaçant, qui m’a laissé sonné, orpheline à la fin du roman. Une poésie moderne gracieuse et triviale, des mots pour dire le monde, sa beauté et sa douleur, de la belle littérature en somme.

Donc prenez une respiration, et laissez vous porter et onduler aux sons et aux rythmes des phrases de l’auteur.

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26 novembre 2018

Connais-toi toi même: Help me comment le développement personnel (n')a (pas) changé ma vie de Marianne Power

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Marianne, l’auteur de ce livre est journaliste, free lance, elle est célibataire, elle a 36 ans et un dimanche soir elle décide de se lancer un défi, changer de vie. Pour cela, elle la fan des guides de développement personnel, décide de ne plus seulement les lire mais d’appliquer leurs conseils pendant un peu plus d’un an. Elles se retrouvent dans des situations parfois improbables, sauter dans l’eau glacée, poser nue, faire une scène ouverte de stand up. Elle doit se confronter à sa peur de l’argent, dire bonjour à des inconnus, essuyer des refus.

Au départ, on se dit c’est un roman drôle mais en fait pas vraiment, il y a des passages dingues comme la visualisation positive où il faut se faire un chèque à soi même par exemple. Mais peu à peu, et c’est ce qui est intéressant dans le témoignage, cela permet à l’auteur de vraiment s’interroger sur elle-même. Son rapport à son corps, à l’argent, ses peurs, ses relations amicales, amoureuses. Elle passe de la procrastination à des actions concrètes, par moment on a un peu peur pour elle en se demandant si elle ne va pas trop loin . Elle va jusqu’au bout de son identité, son aventure en testant pendant un mois, une vision de la vie sur le moment présent par exemple, même les techniques new âge avec les anges. Elle n’élude pas les doutes, les entorses ou les moments plus sombres.

J’ai apprécié ce mélange de genre entre roman et témoignage, le côté à la fois sincère de la démarche et  dingue, les références aux livres précis et le fait que  l’auteur ne cache pas ses faiblesses, ses excès. On comprend alors que c’est surtout le regard sur soi qu’on doit changer, au-delà des méthodes et des conseils, que parfois il faut juste essayer de se regarder honnêtement et appliquer la théorie du rien à foutre, oser essayer malgré les refus. Ce livre permet de remettre en perspective les aspirations de notre société : être heureux, riche, beau, amoureux. Il a ton résolument moderne, un journal de bridget jones version développement personnel.

On finit par s’attacher à Marianne, sa famille et ses amis ; on se demande jusqu’où elle va remettre en cause sa vie, son entourage. On a peur parfois de cette pensée un peu magique qui peut conduire à se perdre, au chaos. J’ai trouvé très courageux de la part de l’auteur, de se confier sur ses peurs, douleurs intimes, ses expériences.

Un témoignage intéressant, un livre divertissant et agréable qui finalement est plus sérieux qu’il n’y parait alors embarquez pour un tour d’horizon des différentes théories de développement personnel et peut être que comme l’auteur vous finirez par vous découvrir vous-même.

PS : elle m’a donné furieusement envie en tout cas, d’aller boire des mojitos entre amis et finalement de me ficher la paix. Merci à Valentine pour le conseil.

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18 novembre 2018

Bain de nature Chien Loup de Serge Joncour

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J’attendais avec impatience le nouveau roman de Serge Joncour, ayant beaucoup aimé son précédent reposes toi sur moi qui avait été mon gros coup de cœur il y a 2 ans.

Pour ma deuxième incursion dans l’univers littéraire de Serge Joncour, changement de décor nous voilà basculer dans un petit village en Province : Orcières. Ce village est surplombé par une colline où il y a une vieille maison. Ce lieu va être le fil rouge de 2 histoires à 2 périodes différentes.

L’une se déroule pendant la Première guerre mondiale en août 1914 et la deuxième se déroule à notre époque en août 2017. Le roman est construit sur cette double temporalité avec comme point d’ancrage ce lieu, cette nature et cette faune qui sont très bien décrite par la plume de l’auteur. On a l’impression de ressentir et de voir ces paysages, d’être perdue dans cette nature sauvage à la veille de la guerre et aujourd’hui.

En 1914, on suit les aventures du village, soudainement délaissé par les hommes mobilisés où les femmes doivent prendre la relève, de Joséphine la femme du médecin, de l’instituteur et du maire qui se retrouvent pris dans la tourmente. Un dompteur d’origine allemande qui vient s’installer au surplomb du village sur la colline avec ses fauves perturbe ce fragile équilibre.

En 2017, Frank est un producteur de ciné, qui a une longue carrière derrière lui, il adore sa femme Lise une ancienne actrice et pour lui faire plaisir part s’enterrer 3 semaines dans cette ancienne maison devenue gîte près d’Orcières. Il comprend que ses vacances ne vont pas être de tout repos quand il découvre le lieu et surtout qu’il n’a plus aucun réseau téléphonique, lui l’accro aux infos et aux nouvelles technologies.

J’ai aimé la réflexion sur la bestialité de l’homme à travers la guerre, les enjeux de pouvoir au village ou au sein de l’entreprise pour la partie contemporaine. La place des femmes et les portraits de femme sont criants de vérité, l’auteur souligne leur rôle à l’arrière mais aussi l’évolution de leur place. Lise est un personnage solaire, doux, folle de nature et qui a envie d’être en dehors du monde. Joséphine est la parfaite femme de médecin et pourtant elle évolue au fil de l’histoire. Enfin Frank ; lui le rétif au grand air et finalement le personnage qui va le plus évoluer au cours du récit. J’ai apprécié la réflexion sur les rapports de pouvoir, l’aliénation de notre société aux technologies, aux plateformes numériques.

Le cadre est aussi un personnage à part de l’intrigue, les causses, la vie paysanne, l’estive, les paysages et le fait que la nature reste sauvage. La réflexion sur notre adaptation ou non face à elle, la domestication sur l’animal, sur l’alimentation est aussi très intéressante. Serge Joncour a l’art de ressusciter un monde disparu en 1914 qui m’a rappelé mes recherches à l’époque où j’étais étudiante en histoire. Il nous plonge dans l’introspection et nous fait apprécier la beauté, de cette campagne en 2017. Le rythme est soutenue, maintenue dans les 2 histoires par du suspense comment le village va s’en sortir ? Comment Frank va s’adapter ? Le lecteur comme le héros contemporain Frank reconstitue également le passé de l’endroit.

Je vous laisse découvrir le rôle du chien loup du titre, l’écriture imagée et symbolique, la narration fluide, les personnages attachants font passer un très agréable moment de lecture. J’ai donc  aimé me replonger dans l’univers de l’auteur,  dans la douce poésie, vraie fausse sauvagerie de la nature, de notre société et de l’homme.

Partez à la découverte de l’animal et de la nature humaine et prenez un grand bain de nature avec ce roman.

Cette lecture commune a été partagé avec Virginie dans le cadre de notre page Paris-Nantes

Voici son avis

" Chien-loup " de Serge Joncour - LES LECTURES DU MOUTON

" Si par chance un jour il n'y avait plus de guerre, en supposant de faire cet énorme effort d'imagination, des loups il en faudrait toujours, quitte à en réinventer ou à les faire revenir, car l'homme porte en lui le besoin de se savoir des ennemis et d'identifier ses peurs, ne serait-ce que pour fédérer les troupes ".

http://www.leslecturesdumouton.com

 

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16 novembre 2018

Humanité sous contrôle: la nouvelle arche de Julie de Lestrange

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La nouvelle arche est un roman d’anticipation, de science fiction, dans ce monde là, les femmes ne peuvent plus accoucher naturellement et un nouveau protocole a été mis en place pour sauvegarder l’humanité, gérer par le Centre et le doyen Blake . C’est dans ce centre que Mathilde,une jeune et brillante scientifique veut travailler. Son avenir est tracé depuis longtemps, elle devient enfin une adulte et construit sa nouvelle vie avec Marc son petit ami, et leur bande de copain Matthew et Marie. Mais un évènement va changer le cours des choses.

Je n’en dirais pas plus sur l’intrigue pour vous laisser découvrir les évolutions du personnage principal Mathilde. C’est un beau personnage féminin, à la fois fort et fragile, différente des autres spécimens avec sa hanche. Une femme intelligente, curieuse qui se pose des questions, j’ai aimé la fraicheur, la vivacité du personnage, son passage en quelque sorte de l’adolescence à l’adulte. La réflexion autour de la maternité, des sentiments vis-à-vis de ses parents, du rapport à l’autorité est très pertinent au fil des pages.

Le monde futuriste que crée l’auteur est cohérent avec ses propres codes, ses divertissements, ses bizarreries et sa mythologie par rapport à l’extérieur. Il est intéressant car à la fois proche et loin de nous, proche par rapport à l’aspect scientifique, la surveillance, l’omniprésence des infos et inventif avec les odonphones par exemple ou cette décharge au bord de la ville. Mais le thème de l’exclusion, de la frontière, du regard sur l’autre en filigrane dans le récit en plus de la quête de Mathilde sur le centre est rudement bien vu.

Ce roman a différents niveaux de lecture, moi qui ne suis pas une fan de science fiction, j’ai aimé la caractérisation du personnage principal, ses angoisses, attentes, le côté perturbant pour Mathilde qui se questionne sur ses valeurs et les fondements de sa société. J’ai apprécié aussi l’alliance de génération que représente Henri au labo, Chloé, Basile les parents de Mathilde, les Whitam , incarnant l’ancienne génération et celle de Mathilde qui incarne la nouvelle. Pour les lecteurs des précédents romans de l’auteur, on retrouve l’importance de la bande d’amis au départ, mais la réflexion est plus sociétale ici.

Elle arrive à nous faire poser les questions suivantes : quel monde voulons-nous? jusqu’où abandonner notre libre arbitre ? Jusqu’où aller pour se protéger ? pour faire passer un intérêt supérieur au nôtre ?

Ce récit est un tome 1 et le dernier chapitre augure un approfondissement de l’histoire qui rebondit ailleurs, j’ai aimé ce côté intrigue, que l’histoire ne soit pas cliché avec robot, clone etc. Il y a une réflexion sur les situations où les personnages sont plongés, le roman est catégorisé young adult mais il peut s’adresser à tous les lecteurs. Donc j’ai hâte de connaitre la suite des aventures de Mathilde, savoir jusqu’où elle va aller maintenant, savoir si son action aura un impact ou pas.

Plongez dans cette nouvelle arche pour découvrir une société et une humanité pas si éloignée de la nôtre et vous questionner sur un monde possible.

Posté par eirenamg à 08:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 novembre 2018

l'histoire des oubliés: l'art de perdre d'Alice Zeniter

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 L’art de perdre suit une famille sur plusieurs générations.  Tout d’abord ,on s'attache aux pas d' Ali avant l’Indépendance de l'Algérie, paysan enrichi propriétaire avec ses deux autres frères d’oliviers qui en font des hommes respectables du village. Ils sont opposés aux Amrouche, à travers le récit du personnage, on comprend les inégalités de la société coloniale. Les choix qu’il va falloir faire au moment où le FLN vient dans le village pour la famille et les conséquences de ce choix. 

L’auteur alterne le récit de ce personnage et de ses enfants dont Hamid, Yema sa femme et évoque aussi Naïma la petite fille d’Ali. Elle replace la vie de cet homme Ali dans les soubresauts de l’histoire et de cette guerre qu’on ne nomme pas, on le voit hésiter, vaciller peu à peu au fur et à mesure que la guerre avance. J'ai été particulièrement touché par ce personnage qui d'homme respectable s'éteint peu à peu en France, son incapacité à communiquer avec son fils. La deuxième partie est centrée sur son fils Hamid et son intégration en France, avant d’arriver à l’histoire de Naïma ,la dernière génération qu’on traite encore en émigrée alors que ses parents sont français.

Naïma qui suite à un concours de circonstance va découvrir cette histoire, Alger la belle, une Algérie à la fois moderne et qui souffre des années de plomb. J'ai moins apprécié la dernière partie, le personnage de Naïma notamment avant son voyage à Alger est moins fort que les 2 personnages masculins. Elle gagne en densité au fur et à mesure de la découverte de ses racines.

Le traumatisme de la guerre, la barrière de la langue à l'arrivée en France, la vie dans les camps,  les tours, à l’usine, la volonté que les enfants s’en sortent grâce à l’école sont bien amenés dans les deux dernières parties. L'auteur met en lumière l'impact et les conséquences de cette guerre, de cet exil sur l'histoire de cette famille. Elle parle aussi de métissage à travers l'histoire des parents de Naïma; avec le rôle fort de la mère de la jeune femme.

Avec une écriture très cinématographique, l’auteur restitue les odeurs, paysages de l’Algérie et le froid normand, elle retranscrit les espoirs, les doutes, les révoltes, les icompréhensions qui secouent les destins.

Une saga familiale intéressante qui mêle la grande et la petite histoire, les oubliés les vaincus, qui n’élude pas le racisme, le fait de se battre contre une autre langue, ses racines, le passé. Donc ouvrez les pages de l'art de perdre pour vous laisser emporter par le vent de l'Histoire.

Posté par eirenamg à 07:24 - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 novembre 2018

Monstres enfouis: tant bien que mal d'Arnaud Dudek

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C’est un court récit que nous offre Arnaud Dudek, dans celui-ci le narrateur ne se remet pas d’une agression qu’il a subit jeune. Avec des phrases courtes, criantes de vérité ou poétiques, il déploie les ombres et les monstres de cet homme qui a fait le choix de se taire.

Ici peu de noms, des initiales en guise de prénom qui donnent une portée encore plus universelle à cette histoire malheureusement. On se laisse happer par ce récit de l’enfant puis d’adulte que devient le narrateur, ses tentatives pour s’en sortir, ce réapprentissage de la vie après un trou noir.

Le silence, les tocs, en peu de phrases, l’auteur réussit à nous faire sentir et comprendre les angoisses du narrateur. On est pris dans la toile des mots, on lit d’une traite ce récit, en se demandant comment il va s’en sortir.

Sans tomber dans la facilité, avec pudeur, efficacité, Arnaud Dudek livre un récit plus noir que d’habitude mais où la poésie est toujours présente, un héros fragile malgré lui , un récit humain et qui touche forcément.

Un joli coup de cœur pour ce livre qui traite d’un sujet grave avec délicatesse, sans atténuer ou caricaturer mais qui nous donne à voir un homme avec un grand H.

Donc n’hésitez pas à découvrir tant bien que mal, merci à Virginie de m’avoir fait découvrir cet auteur avec son précédent roman et d’avoir porté ce roman jusqu’à moi en le faisant remonter à mon souvenir .

Posté par eirenamg à 07:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]