le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Concours 2 ans du blog avec le livre de poche.

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Voilà déjà 2 ans que je me suis lancée dans cette aventure littéraire, le temps passe si vite. Merci Laurie de m’avoir encouragé et donné l’idée de le faire et à tous ceux qui ont la gentillesse de jeter un coup d’œil ou de suivre les conseils sur le blog. De très belles rencontres humaines avec d’autres lecteurs, des auteurs qui ont été très précieuses dans ce monde de brutes. Une aventure humaine qui est de plus en plus magique au fil des rencontres, des découvertes et qui fait grandir du coup je resigne pour une année.

J’ai donc décidé de vous remercier à ma façon en vous faisant gagner logique des livres et pas n’importe quels livres, des livres touchants, émouvants et qui font partie de mes incontournables de lecture grâce à mon partenariat avec le livre de poche vous allez avoir la chance de gagner  ces magnifiques romans.

Le très beau roman historique de Gaëlle Nohant que j’ai eu la chance et le plaisir de rencontrer à nouveau lors de la remise du prix du livre de poche en septembre dernier et là 2 veinards vont pourvoir découvrir ce beau livre. Une plongée saisissante dans l'histoire: voilà la chronique pour vous donner une idée:

Soirée Livre de poche 2016: La part des Flammes de Gaëlle Nohant - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Un petit article pour vous parler de la lauréate du prix littérature au livre de poche Gaëlle Nohant pour la part des flammes. J'avais chroniqué ce roman en juillet 2015 et j'avais d'ailleurs fait une longue chronique. En voilà quelques extraits pour vous donner envie: La part des flammes est un roman magnifique qui se déroule au 19e siècle.

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Un autre livre cher à mon cœur celui de Delphine Bertholon : les corps inutiles, c'est grâce à ce roman que je suis entrée dans son univers en janvier 2015  et depuis j’avoue je suis accro. Donc partez à la découverte de ce roman  pour l’heureux chanceux qui le gagnera, à la découverte de l'écriture sensorielle, sensible et cinématographique de cette auteur:

 

Clemence vibrante et humaine: un roman qui ne laisse pas insensible - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Ce roman est hybride, on suit le récit de la narratrice Clémence jeune ado de 15 ans à la chevelure rousse et aux yeux verrons, une ado comme une autre, insouciante, contente de rentrer bientôt au lycée. Mais en allant à une fête de fin d'année elle se fait agresser par un inconnu et va taire l'agression.

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Autre livre et auteur que j’affectionne particulièrement Jim d’Harold Cobert car il est associé à de très beaux souvenirs de lectures et de rencontres. Une plongée musicale et poétique dans l’univers de Jim Morrisson ressortie en format poche. Un livre qui vous fera vibrer à n'en pas douter et qui avait bien accompagné mes fêtes de fin d'année, vous pouvez d'ailleurs aussi lire tous les autres ouvrages de cet auteur, ils sont très bien:

 

De l'autre côté du miroir Jim d'Harold Cobert - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Ce roman est une plongée dans la tête de Jim Morrison, dans les derniers jours de sa vie lors de son installation à Paris. C'est un récit à la première personne où s'entremêle les paroles réelles du chanteur extraite de ses interviews et l'écriture d'Harold Cobert.

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Enfin un dernier auteur dont j’apprécie le style et la force de l’écriture Sorj Chalandon pour le très émouvant profession du père pour découvrir la plume à la fois forte et fragile de cet auteur dans ce récit très personnel:

Un récit en équilibre entre rire et larmes : profession du père de Sorj Chalandon - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

Difficile de parler de ce roman sans en atténuer la beauté, alors je vais essayer de faire court. On suit le quotidien d'Emile Choulan, à différents moments de sa vie. Il évoque ses souvenirs d'enfance à travers des anecdotes. Notamment concernant son père homme fantasque, violent qui s'est construit sa propre vision de la réalité.

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Pour gagner me direz vous rien de plus simple : laissez un commentaire en fin de ce post pour me dire quel livre vous souhaitez remporter et ce jusqu’au 30 novembre, si vous êtes le gagnant je transmettrai vos coordonnées à la maison d'édition. N'hésitez pas à partager ce concours.

Bonne chance à tous et je vous souhaites de belles lectures.

PS: un dernier mot pour remercier tout ceux qui par leurs mots, échanges, présence, délires et conseils lectures embellissent ma vie, une belle petite famille littéraire se crée au fil du temps et ça fait du bien, prenez soin de vous.

 Voilà les résultats tant attendus, obtenus grâce à ma nièce, j'ai donné un numéro à chaque participant et elle m'a donné des chiffres au hasard et les heureux gagnants sont :

Cricri63  pour les corps inutiles de Delphine Bertholon,

Nathavh pour Jim,

Xavier pour profession du père 

Rolcanoa et Adèle qui gagne chacune un exemplaire du très beau la part des flammes.

Envoyez moi un mail rapidement avec vos coordonnées pour que je puisse les transmettre à l'éditeur.

Bonne lecture et j'attends avec impatience vos retours de lectures, merci à tous belle journée

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05 décembre 2016

Dehors atelier bric à book numéro 47

atelier-d-ecriture© Leiloona

Il faisait atrocement froid, c’était ça le plus dur à supporter surtout en plein hiver. Le froid qui glace les os, qui les transperce. Essayer de tout couvrir la moindre parcelle de peau, mais toujours le froid réussissait à traverser les épaisseurs.

Pourtant ça n’avait pas été toujours comme ça, il y était moins sensible avant, il avait une vie normale, banale. Centrée sur ses petits soucis, son boulot, la famille, le train train, la course sans cesse dans le métro.

Et puis, il y avait eu un premier grain de sable, dans son existence bien rangée et semblable à des milliers d’autres. Des remarques, puis un refus d’augmentation de salaire pour cause d’objectifs non atteints. Et de fil en aiguille, il s’était retrouvé dans un joli placard avant la charrette des licenciements économique quand la boîte avait été en difficulté.

Et Bam, il s’était retrouvé sur le carreau, il avait cru au système social au début, après tout c’était la première fois qu’il se retrouvait au chômage. Les dossiers interminables à pôle emploi, les rendez vous fumeux avec les conseillers, faute d’offre satisfaisantes les bilans de compétences, validation d’acquis, formations complémentaires pour rendre son cv attractif. Mais à la quarantaine forcément même avec une solide expérience, c’était moins vendeur, il avait bien décroché quelques entretiens au début puis ça s’était tari. Alors, avait commencé la valse des petits contrats, des cdd à n’en plus finir.

Et puis un jour, il ne savait plus vraiment pourquoi, c’était un jour banal de plus, à être entassé comme un bestiau vers l’abattoir. Il n’était pas descendu à la station, il avait passé sa première nuit à zoner. Puis, les nuits s’étaient enchainées et il n’arrivait plus à faire machine arrière. Peu à peu, il s’était défait de tout ce qui avait fait sa fierté, son nom, sa prestance, la propreté et même les interactions sociales. Il s’était mis dans un coin avec une pancarte, pas la force de demander de l’aide ou de le dire à haute voix. Parfois, il récupérait quelques pièces qui lui permettaient de tenir ou la maraude l’amener quand il avait de la place dans un centre d’hébergement. Mais quand vient l’hiver, il n’y a plus de place alors il faut endurer le froid. Et lors du dernier hiver, il s’était dit que s’il ne mourrait pas geler, il essaierait d’aller vers le sud après tout ça ne serait pas pire qu’ici.

Il ne savait pas comment mais il avait survécu et il se trouvait là dans cette petite ville de bord de mer, face à ce panneau baignade non surveillée. La mer il avait cru qu’il ne la reverrai jamais. Peut être qu’ici sur la plage il trouverait une place, pour un saisonnier au black. En attendant, en étalant son sac de couchage, il se dit qu’il avait  au moins une belle vue et qu’ ici il n’aurait plus froid. Plus d’escalator, de pas pressés, de cris mécaniques, d’indifférence des vivants.  Il ne faisait plus partie du gris, du bruit du macadam, il n’allait pas disparaître. Ici il y avait des chances qu’on le remarque s’il s’endormait définitivement car il se sentait fatigué, usé. Enfin, il verrait bien demain, il contempla une dernière fois la vue avant de s’allonger, le voyage l’avait fatigué et on verrait bien si demain il serait encore là.

©eirenamg.

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28 novembre 2016

Temps dilaté atelier bric à book numéro 46

lunettes© Vincent Héquet

Elle ne supportait plus ce trajet, ses allers retours qui rythmaient sa vie depuis plus d’1 an, comme un métronome courir après le train du vendredi soir et rappliquer dare dare le dimanche ou le lundi matin. Cette course folle, où soit elle s’assoupissait dès les fesses mises sur le tissus du siège.  Elle se plongeait alors, soit dans ses dossiers boulots ou quand elle avait de la chance dans un bon livre ou  elle écouter de la musique à fond dans ses oreilles en regardant la vue.

Ce moment entre 2 territoires, 2 vies qui l’avaient amené à s’expatrier, bosser sur Paris, mais qui la faisait retrouver le cocon familier de la famille, dès le vendredi soir. La joie de profiter des pierres noires, de la vue dégagée sur l’ancien volcan endormi. Un moment à chaque fois apaisant après la course folle de la semaine. Les horaires qui étaient devenus ses pires cauchemars horaires du bus, rer, train, des étapes, si elle comptait le nombre de fois où elle regardait sa montre ça devait être impressionnant.

Mais une fois assise, la métamorphose s’opérait: la peur des aiguilles s’éloignait et la montre ne bougeait plus de la table de nuit jusqu’au retour.

Combien de temps pour continuer à vivre comme ça ?  Est-ce que d’ailleurs cette course permanente avec ses lueurs d’accalmie était vraiment une vie ?

A force de vouloir concilier vie pro et privée, elle était en train de perdre sur les 2 tableaux. Elle n’était plus aussi efficace et affutée au boulot car les km dans les pattes commençaient à lui peser, de plus en plus susceptible en rentrant car elle voulait seulement rester tranquille et ne pas voir des gens à tour de bras. Elle en voyait déjà assez, comment ne pouvait il pas comprendre qu’elle voulait juste rester tranquille avec lui ? Et ne  pas voir des amis ou se prendre le chou pour une histoire de courses ou de prochaines vacances ?

Est-ce qu’elle s’habituait à  sa vie de célibataire de la semaine ?  avait elle vraiment changé comme il lui avait balancé dimanche dernier au téléphone ?

Que faire? le choix, elle le ferait dimanche prochain.

1 an plus tard,

Elle l’avait fait tant de fois l’année dernière ce trajet, à se demander quels choix de vie il fallait faire. Depuis qu’elle s’était enfin lancée, elle était libérée depuis qu’elle s’était reconvertie. Quitter la fonction publique pour travailler dans cette libraire avait été la décision la plus intelligente qu’elle avait prise avec celle de se réinstaller en Province.

©eirenamg.

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26 novembre 2016

Chant mélancolique: Ecoutez nos défaites de Laurent Gaudé

 

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©Musée du Louvres/G.Poncet pour la photo de droite celle de la statue du dieu Bès.

Ecoutez nos défaites, une ambiance de fin de siècle, à la fois de résignation et de combat. Sensation de dégoût face à la barbarie humaine que ressent Meriem face aux destructions dont elle est le témoin, elle l’archéologue qui a voué sa vie au passé, à la transmission. Face à elle un homme Assem qui doute sur le bien fondé de sa mission, lui le tueur de la République. Il a assisté à de nombreuses batailles défis mais la dernière mission qu’on lui confie celle de retrouver un agent américain Job le fait douter.

Cette réflexion sur notre monde moderne, bousculé par la violence et le terrorisme, qui fait coexister opulence et misère est entrecoupé de récits de personnages historiques.

Hannibal ; le guerrier qui a voulu faire trembler Rome, le général Grant et ses batailles face aux sudistes aux EU au XIX e siècle et le dernier roi d’Ethiopie Hailé Sélassié dont le pays et sa personne ne sont qu’un pion au sein des différents conflits mondiaux. Ces destins marqués par les batailles, la mort de masse et les horreurs de la guerre font réfléchir sur le destin des civilisations.

Réflexion sur la violence, la mort, la défaite sur ce qui fait de nous des humains, la capacité de l’homme à se détruire. Mais aussi réflexion sur l’histoire, la transmission à travers l’évocation de ces civilisations disparues, de la mise en place de l’archéologie. Le plus jamais ça qui se reporte de siècle en siècle et qui n’empêche pas les horreurs de recommencer avec sa dernière forme celle du terrorisme.

Humains ballotés dans un monde plus vaste, à la croisée des chemins comme notre époque; avec l’écriture poétique de Gaudé comme une mélopée qui nous embarque. A la fois désabusée et porteuse d’espoir,avec les 2 personnages principaux, elle invite à s'interroger et  à se laisser bercer. Replacer la violence et l’impression de la fin d’une époque, d’une ère en faisant référence au passé est original. Des personnages atypiques, en rupture, qui se rencontrent au bon moment. Les évocations poétiques, littéraires et historiques donnent de l’épaisseur au récit où il se dégage une mélancolie. On termine le roman rêveur, finalement nos plus beaux combats ne sont peut être pas ceux qu'ont réussi mais ceux auxquels nous croyons.

Donc posez vous pour écouter la poésie et les leçons de l’histoire, voir autrement la violence  de notre époque toumentée.

PS: souvenirs de la lecture sur ce livre à la maison de la poésie

 

Voyage au coeur des mots Paris en toutes Lettres 2016 - le blog d'eirenamg : 1 gourmandise à partager: la lecture

J'ai découvert cette année le festival Paris en toutes lettres qui s'est déroulé du 10 au 21 novembre, j'ai eu la chance avec 2 autres bloggeuses Nath et Virginie d'assister à 2 manifestations de ce festival à la maison de la poésie. Tout d'abord l'ouverture le jeudi 10 novembre avec la lecture musicale de Gaël Faye.

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22 novembre 2016

Projet littéraire humaniste à soutenir: la librairie du Poussin a besoin de vous!

 

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Bonjour

Un petit article pour vous présenter une initiative originale de Delphine qui a un blog le poussin littéraire et se lance dans l’aventure de la librairie ambulante.Pourquoi je vous en parle ? car vous ne pouvez être que sensible à cette initiative, mettre à la portée de tous, quelque soit les publics les livres.Delphine a besoin de notre soutien pour réaliser son projet donc faites comme moi participez à un projet utile, citoyen et qui permet à la littérature de voyager.

J’ai eu la chance de l’interviewer pour qu’elle vous présente son projet:

Peux tu te présenter en quelques mots :

 Delphine, mon Surnom : Poussin, mon Signe particulier:  dévoreuse de livre

Pourquoi tu as choisi ce nom pour ton blog?

Quand j’ai eu l’idée d’ouvrir le blog le nom à été rapidement trouvé. Comme le signale ma présentation mon surnom est « Poussin » et je ne voulais pas faire apparaitre mon prénom ni mon nom par besoin d’anonymat. Il était évident que ce surnom ferait parti de mon nom de blog et « Le poussin littéraire » avait une belle sonorité en plus d’être original.

Comment t'es venue l'idée de ton projet?

Comptable de formation et de profession j’ai eu envie d’opter pour une reconversion professionnelle. En effet, je n’ai jamais aspiré à être calée dans un fauteuil derrière un ordinateur. Moi l’hyperactive qui a besoin d’être en mouvement sans arrêt c’était plutôt paradoxal. Je voulais trouver une idée originale autour de la littérature. Passionnée d’abord, l’ouverture de mon blog littéraire m’a convaincue que la lecture était un réseau social réel et sain. En feuilletant un magazine littéraire, j’ai pris connaissance de ce métier de libraire ambulant et cela à été la révélation et le début de l’aventure.

Quelles sont tes motivations et les publics visés?

Mes motivations sont assez simples, je souhaite avant tout recréer du lien social entre villageois et petit commerçant. Les villages sont de plus en plus désertés par les commerçants et je trouve cela dommage car on ressent plus que jamais le besoin de créer des liens dans ces endroits. Au delà,du lien social c’est aussi faire découvrir ou redécouvrir le livre et la lecture. Il faut désacraliser l’objet livre et la lecture scolaire pour donner envie de s’y plonger.

J’ai donc pour objectifs de faire des passages hebdomadaire sur des places de village mais aussi de contribuer à l’animation dans les bibliothèques et écoles en créant des ateliers et des rencontres d’auteurs. J’ai aussi à coeur d’intervenir auprès des seniors et notamment dans les maisons de retraite.

Tes livres préférés que tu conseilles en cette rentrée?

Il est dur pour moi de préféré un livre à un autre mais j’ai tout de même quelques conseils de lecture liés à la rentrée littéraire de septembre.

Premier romans

Petit pays de Gael Faye, le génocide rwandais écrit avec une plume affutée, percutante et surtout pleine de lucidité.

Une poupée au pays de Daech de Eli Flory, la déroute de Barbie et son enrôlement chez les islamistes radicaux, loin du rose bonbon et des paillettes mais avec un humour noir déroutant.

Romans étrangers

Des vies de papiers de Rabih Alameddine, quand une mamie libanaise fait exploser les carcans de cette société et déclare son amour à la littérature, un bijou.

Romans français

Police de Hugo Boris, ou s’arrête la morale ou s’arrête la conscience professionnelle dans ce métier si malmené.

Voilà j’espère que vous participerez ou ferez de la publicité à ce projet qui le mérite, j'ai eu la chance de rencontrer Delphine grâce à nos goûts littéraires et sur différents évènements ( forum fnac, café littéraire, salon du livre du Mans), sa passion, son envie et son projet m'ont touché et je suis fière d'y participer à ma modeste échelle.

Voici le lien pour contribuer:

 

La librairie du Poussin

Vous connaissez le concept de food-truck on pourrait appeler cette forme un book-truck. Le principe? Un camion aménagé doté de nombreuses références sillonne les villages et s'installe sur une place appropriée afin d'ouvrir ses portes au public. Elle peut s'installer ...

https://fr.ulule.com

 

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21 novembre 2016

Emmenez moi atelier de bric à book numéro 45

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Il avait choisi cette croisière avec soin, selecte, parfaite pour ses projets. 1 semaine loin du monde pour observer, exactement ce qu’il lui fallait. Il se baladait sur le pont pour bien repérer les lieux, voir quel serait son domaine dans les jours à venir. Cet espace clos où tout pouvait arriver.

Il s’arrêta pour regarder l’étendue d’eau à la fois vaste et hypnotique. Un sourire se dessina sur ses lèvres, il en avait parcouru du chemin depuis son adolescence.

Il avait choisi d’avoir une vie hors norme, loin du train train et des codes, il ne voulait pas rester enferré dans une vie terne et sans frissons. Là, il  était servi, c’est pour cela qu’il avait largué les amarres, l’art de la conversation, d’être capable de s’adapter, ses talents en informatique, ils les avaient bien mis en œuvre.

Ce voyage c’était le début de sa nouvelle vie, son ticket de sortie, sa carte chance comme au Monopoly. Il était tombé sur le candidat parfait, le gars qui continue à prendre le nom de son chat comme mot de passe, sa date de naissance et qui utilise les mêmes codes pour consulter ses comptes ou pour valider ses achats. Seul, il l’avait rencontré lors de son précédent voyage et quelques jours après la fin de la croisière hop un joli transfert, un sacré compte pour une fois.

Le pied, en quelques clics il avait acquis une identité toute neuve et de l'argent. Le temps que l’autre gus explique qu’on lui avait volé son identité, qu’il n’avait pas fait ses achats et que les comptes soient bloqués, il avait eu le temps d’acheter ce billet et de s'envoler. Comme la dernière fois, il allait falloir retrouver un gentil naif, un peu seul qui lui raconterait sa vie, si possible sans famille pour acquérir encore plus et continuer son ascension.

Il allait se sentir bien sur cette croisière, une semaine pour trouver un pigeon, parfait, les gens sont toujours plus confiants en vacances et dans les lieux clos et non contrairement au  chanteur pour lui la misère n’était pas moins pénible au soleil et il avait trouvé une tactique infaillible pour l’éviter.

 

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20 novembre 2016

Voyage au coeur des mots Paris en toutes Lettres 2016

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J’ai découvert cette année le festival Paris en toutes lettres qui s’est déroulé du 10 au 21 novembre, j’ai eu la chance avec 2 autres bloggeuses Nath et Virginie d’assister à 2 manifestations de ce festival à la maison de la poésie. Tout d’abord l’ouverture le jeudi 10 novembre avec la lecture musicale de Gaël Faye. Et ces belles émotions m’ont donné envie de vous en faire le compte rendu :

Une Soirée et un voyage magique  avec la lecture musicale de  Gaël Faye pour Petit Pays avec son musicien Samuel Kamanzi.

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Alternance de poésie chantée et de lecture mise en voix, accompagné de son guitariste Gael Faye nous plonge et nous fait découvrir son petit pays. La rencontre, les scènes de vie, les moments de bonheur, la tension. Mais aussi ce Paris qu’il nous offre en rappel. De l’émotion brute, des vibrations, des vibes qui submergent, des battements de cœur à l’unisson des mots écrits et chantés. De la poésie, de la tendresse, de l’humour, de la lucidité, un peu de baume sur le cœur, un beau métissage de mots du sympathique Gaël Faye. Différents extraits mis en lumière au fil du roman, les belles chansons petit pays, pili pili et Paris métèque entre autres. Une belle soirée qui met en avant les mots, avec la gentillesse de l’auteur qui prend le temps d’échanger avec les lecteurs et les fans de sa musique à la fin de la lecture.

Enfin terminer sa soirée en se demandant, c’est quoi la littérature et rencontrer un super auteur reporter pour le festival : Clara Beaudoux, si vous ne l’avez pas lu lisez son madeleine project,  elle n’est pas belle la vie ? Un moment intense et partagé avec de supers lectrices un régal. Belle découverte de ce Paris des lettres et de cette inauguration dans la maison de la poésie. Bel écrin pour le texte et l’âme de ce petit Pays de Gaël Faye.

Semaine suivante, même lieu, mêmes camarades de lecture pour l’œuvre cette fois ci de Laurent Gaudé, mise en scène sobre qui met en avant les personnages du roman, la réflexion sur le monde contemporain développé par l’auteur.

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photos de Nath

 Un instant suspendu hors du temps émouvant en ce 14 novembre d’entendre les histoires d’Hannibal, de Mariem et Assem. Les 2 comédiens Pierre-François Garel et Pauline Huruguen donnent cœur et voix aux personnages du roman, personnages contemporains pris dans la folie des hommes qui se sont rencontrés par hasard. Elle l’archéologue malade férue d’histoire et lui le bras armé de la République qui doute de sa mission. En parallèle, on a la voix d’Hannibal et sa conquête folle de Rome, ses ambitions, ses doutes, les horreurs de la guerre, lu par Laurent Gaudé. Sans décor, juste par la force de la présence, l’auteur et les 2 comédiens nous font exister cette histoire, ils donnent un poids aux mots et font réfléchir à la folie humaine. On retient nos souffles face à ces personnages en danger, au bord de la rupture et on espère.

Une belle écoute et des moments d’émotions palpables qui se terminent par la récitation d’un texte poétique de Laurent Gaudé rendant hommage à Paris après les attentats. On termine sonné mais empli d’émotions, de collections de vie et surtout d’émotions brutes. Une clôture forte et pudique de cette soirée.

Ps : Merci à Nath (le boudoir de Nath), à Anne et Arnaud, Virginie Vertigo, Clara Beaudoux, aux auteurs, comédiens, musicien qui ont marqué ces 2 soirées d’instant suspendus. Et à l'année prochaine.

Lien vers la chronique de Nath: le boudoir de Nath

 

Le Boudoir de Nath - Blog littéraire -

Dans le moulin de ma solitude, vous entriez comme l'aurore, vous avanciez comme le feu. Vous alliez dans mon âme comme un fleuve en crue. Et vos rives inondaient toutes mes terres. Quand je rentrais en moi, je n'y retrouverais rien : là où tout était sombre, un grand soleil tournait.

http://nathdelaude.canalblog.com

 celle de Virginie: les lectures du mouton

Mon festival " Paris en toutes Lettres " : Gaël Faye et Laurent Gaudé - LES LECTURES DU MOUTON

J'ai eu le privilège et le plaisir d'assister à deux représentations du festival " Paris en toutes Lettres " de la maison de la poésie qui a eu lieu du 10 au 21 novembre. Le tout bien accompagnée avec deux blogueuses, et .

http://www.leslecturesdumouton.com

 

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14 novembre 2016

1 an après atelier bric à book numéro 44 ( 1 an de participation à l'atelier)

londres-700x525© Leiloona

Texte du 14 novembre 2015

Le silence après les bruits, la solitude, l’absence de foule, les rues désertes. Comme cet endroit isolé, dénudé où rien ne pousse, ce sol marécageux, vide de sens et gris comme cette barbarie et cette horreur qui défile depuis 2 jours. Après le choc, le ralenti, la sidération, le soulagement que les proches aillent bien que faire ?Un monde a changé, il avait déjà changé en janvier et il s’est à nouveau fissuré. Il s’est terni, assombri et on a du mal à voir l’horizon.

Comment reconstruire, reparler, avancer ? Ne pas rester figé, borné, prostré, être pareil à cette petite brindille pliée, biscornue mais ne pas se briser ? Comment retrouver les mots, la voix pour rassurer les autres et soi-même ?

S’élever et grandir encore plus haut et plus fort, ressentir le besoin de défendre le droit de vivre, de grandir, de s’émouvoir, de choisir, de s’aimer, de s’entraider ; de se moquer de tout.

Cette image c’est l’après, il faut tout refaire, laisser pousser,  espérer que de cette horreur, cette barbarie une prise de conscience s’opère, ne pas laisser, la peur viscérale, tapie qui nous pousse à nous protéger, nous terrer. Oser sortir, s’installer à un café, aller au concert, reprendre sa vie anodine, anonyme mais qui a une valeur.

Mettre un couvercle sur la violence, le sang, retrouver l’espoir pour avancer, parler, éduquer, débattre. Argumenter, célébrer la vie, les Lumières, la démocratie ; notre adn, notre culture et tout simplement être fière d’être cette brindille imparfaite, faible parfois mais humaine, cette brindille qui retrouvera d’autres brindilles qui ne se briseront pas et qui se dresseront face à l’arrogance, la stupidité, l’horreur et la violence gratuite.

Les mots n’apaisent pas les maux, mais j’espère qu’ils seront plus fort que les balles, que les dessins, les images, l’entraide de ces derniers jours va essaimer, rester et nous porter dans les jours à venir. Car plus que jamais il est temps que l’on comprenne que nous sommes tous fait pareils et que rien ne vaut la mort de quelqu’un.

©eirenamg

1 an après 13/11/2016:

Un an qu’on on en était là et qu’était devenue cette brindille ? cette lourdeur qui ne quittait pas ses pas, par moments tout disparaissait et la vie reprenait ses droits. Mais à d’autres, pour un détail, une foule, un homme en arme, un peu plus de temps dans la file d’attente.

Ca lui revenait la raison de toute cette lourdeur, cette peur inconsciente tapie. Dès fois certains bruits, les sirènes, les bruits sourds, les mouvements de foule. La trouille en ouvrant twitter, facebook de voir à nouveau les messages d’alerte.

Mais heureusement le plus souvent, ça disparaissait comme là face à ces façades rayonnantes, multicolores comme seuls les pays anglo-saxons peuvent le faire. C’était tellement étrange de voir ça, nous qui étions habitués à nos couleurs atones, grises, sombres dans notre vieux monde. Ici,au contraire, ces touches de couleur c’était un peu de l’espoir.

De l’espoir que malgré tout, malgré ce qui se passait dans le monde, les nouvelles alarmantes, les idées comme l’ouverture, le cosmopolitisme, le métissage, la tolérance ce n’était pas encore terminé. Par contre, maintenant il allait falloir agir mais comment ? Comment faire pour continuer à défendre ces idées, comment faire pour continuer d’exister avec elles dans un monde qui de plus en plus les bafouait ? Allez-t-il falloir entrer en résistance ? se battre physiquement ? Ou utiliser encore une arme le vote mais est ce que ça serait encore suffisant ?

Bonne question, mais en tout cas ce qui était sûre c’est que depuis ce 13 là plus rien n’était comme avant. Une certaine conception de la vie, du monde, de ses certitudes s’était envolée, éteinte. Pourtant, elle était toujours là, avec ses joies, peines ridicules ou importantes, elle y croyait encore à cette idée des droits de l’Homme, de la démocratie. Même si elle n’était pas stupide et elle voyait bien que le système, la réalité était loin de l’idéal. Mais comme ces touches de peinture sur les portes, elle voulait y croire encore, peut être même plus fort qu’avant quand elle le prenait pour acquis.

©eirenamg

PS: voilà 1 an que je me suis lancée en suivant l'idée folle de Leiloona et de son atelier autour d'une photo, la 1ere partie c'est le texte que j'ai écrit il y a un an et sa suite. Bonne lecture et prenez soin de vous.

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12 novembre 2016

Fin d'enfance poétique Petit pays de Gaël Faye

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Petit pays est un premier roman sensible où on suit Gaby et sa famille au Burundi. Son père est français et sa mère rwandaise, il a une petite sœur Ana. Sa vie se résume à sa bande de potes les jumeaux, Armand, à piquer des mangues et faire les fous. Cette petite bande va être rattrapée par les tensions ethniques qui secouent le Burundi puis le Rwanda.

Mais le narrateur ne nous raconte pas la guerre ou alors de manière allusive au départ, dans une atmosphère particulière. Il raconte avant tout son enfance, son innocence, ses rêves qu’ils confient à une petite correspondante française Laure. Il raconte le racisme, la pauvreté mais aussi les espoirs d’un peuple lors du 1er scrutin présidentiel incarné par Prothé et Donatien. La douleur des exilés, des réfugiés est présente à travers la mère du petit garçon et le destin de sa famille. La violence qui fait force de loi peu à peu et qui oblige Gaby à quitter cette impasse où il se sentait en sécurité, heureux.

L’écriture est très poétique, précise à la fois rythmée et grave, elle nous embarque dépayse et fait revivre l’enfance oubliée. Il nous conte aussi le pouvoir des mots avec l’amitié avec Mme Economopoulos qui lui fait découvrir la littérature et oublier les tensions quotidiennes. Véritable roman initiatique on voit le petit Gaby grandir, quitter sa naïveté pour devenir un jeune homme. La pudeur et la force des mots de l’auteur ne faiblissent pas au cours de la lecture. Gaby devient de plus en plus attachant, comme la petite Ana qui devient le réceptacle de la douleur de leur mère. Le père absent se responsabilise peu à peu en prenant conscience de la folie qui anime les hommes. Réflexion sur la violence, l’animalité, le pouvoir des mots et de la rancœur qui poussent des hommes à en massacrer d’autres sans raison. Récit poétique et glaçant de notre époque, c'est une belle ode à l’enfance et à  l’Afrique. Les personnages essayent de survivre à cette vague de folie qui fait réfléchir sur la nature humaine.

J’ai aimé ce voyage littéraire, cette retombée en enfance et la réflexion sur l’exil, le métissage et le message d’espoir que porte ce texte. L’amour des mots, de la littérature et la volonté de Gaby de rester le plus longtemps possible loin de la fureur des hommes vont rester en moi longtemps. Ces bouts d’enfance fracassés, cette innocence perdue à jamais que le narrateur adulte essaye de retrouver.

Donc partez à la découverte de l’enfance et de ce petit pays qu’on ne connait qu’à travers un mot génocide et des chiffres. Découvrez la beauté, la poésie et l’histoire de cet enfant qui porte son histoire en lui.

PS : je vous conseille aussi d’écouter l’album pili pili sur un croissant au beurre de l’auteur qui vous permettra de continuer ce beau voyage dans le petit pays de Gael Faye. Et ce livre sera aussi attaché à 2 beaux souvenirs de rencontres avec des amis bloggueurs Benoit, Virginie, Delphine, Nathalie.

Liens vers certaines de leurs chroniques:

 

Petit pays - Gaël Faye

Au départ, c'est une chanson de l'album Pili Pili sur un croissant au beurre de l'artiste auteur interprète Gaël Faye. Et puis c'est devenu un livre, un premier roman sorti à l'occasion de la rentrée littéraire de Septembre 2016. "Si l'on est d'un pays, si l'on y est né, comme qui dirait : natif natal,...

http://alombredunoyer.com

 

" Petit pays " de Gaël Faye - LES LECTURES DU MOUTON

" J'ai beau chercher, je ne me souviens pas du moment où l'on s'est mis à penser différemment. A considérer que, dorénavant, il y aurait nous d'un côté et, de l'autre, des ennemis, comme Francis.

http://www.leslecturesdumouton.com

 

Paradis perdu - Petit pays - Gaël FAYE - #MRL16 - Le Boudoir de Nath - Blog littéraire -

Editeur : GRASSET - Août 2016 - Livre reçu dans le cadre des #MRL16, merci infiniment pour ce beau cadeau ! " Pas un jour sans que le pays ne se rappelle à moi. Un bruit furtif, une odeur diffuse, une lumière d'après-midi, un geste, un silence parfois, suffisent à réveiller les souvenirs de l'enfance.

http://nathdelaude.canalblog.com



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09 novembre 2016

course poursuite Zone 52 de Suzanne Stock

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2eme roman de Suzanne Stock, j’avais beaucoup aimé son premier et je confirme j’apprécie son style. Dans celui-ci on suit 2 personnages principaux, d’un côté Mélissa, jeune serveuse qui après un accident de train voit sa vie basculer. L’autre personnage principal Thomas est un ex agent du FBI, recruté par le gouvernement pour participer à un projet secret.

Le thème de la surveillance avec le fameux programme l’œil qui est capable de vous localiser, la violence est omniprésente autour des personnages. Comme une cavale lancée à mille à l’heure, on suit les personnages principaux lancés dans la tourmente pour sauver leur peau. A la fois policière, réflexion plus scientifique sur les potentialités de l’homme, ce roman à suspense est intéressant avec une fin tonitruante. Les personnages secondaires notamment Jay, Jessie donnent une touche de douceur dans ce monde de brutes.

J’ai passé un bon moment de lecture, à suivre pour le prochain roman.

Lancez vous à la découverte de la zone 52 et découvrez ses mystères.

PS: merci à Lecteurs pour la découverte.

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