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Ce court roman met en avant 2 trajectoires différentes, 2 personnes âgées, d’un côté Marguerite veuve d’un notaire,qui a toujours regardé sa vie défiler, elle a  toujours été irréprochable, obéissante. Elle se retrouve d’un coup seule,  à la mort de son mari avec sa liberté toute neuve. Son fils la traite comme une gamine, seule son petit fils Ludovic lui apporte de la joie et de la légéreté. De l’autre, Marcel seul, amoureux fou de Nora qu’il perd du jour au lendemain, il se replie sur lui-même et ne supporte pas l’infantilisation et de vieillir sans sa moitié. Tous les 2 se retrouvent dans une cure thermale.

Touchante, vive, enlevée, l’auteur nous donne à voir la vieillesse, ses angoisses, ses regrets, mais aussi l’ingratitude parfois des enfants, le sentiment d’avoir fait son temps. Entre l’optimisme forcené de Marguerite et le caractère bien trempé de son amoureux, on assiste à une nouvelle chance. As –t-on le droit d’aimer quand on passe les 80 ans ? Quand on a déjà vécue une belle histoire ou quand on a passé son temps à se conformer au regard des autres ? Par petite touche l’auteur dessine un joli portrait de ce couple qui réapprend la vie alors qu’ils pensaient que tout était derrière eux. Marguerite et ses yeux de petite fille, Marcel et la musique chaabi trotteront longtemps dans votre mémoire, comme un air ancien, agréable à la fois léger et grave. Une derniere valse bien agréable à partager avec les personnages.

Un roman qui fait du bien et qui fait passer un joli moment de lecture que je vous conseille.