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Des nouvelles, j’en lis très peu donc j’étais curieuse de découvrir ce recueil. Le thème commun est la cabane, elle est présente au cœur du récit, en filigrane parfois. La cabane comme décor, symbole en bois ou près du bitume, réelles ou pas, sous toutes ses formes et à toutes les époques. Des nouvelles étonnantes, émouvantes, dingues, pudiques. avec de la  SF et des univers qui sont bien construits et condensés en une quinzaine de pages. Des histoires qui captivent, touchent, font sourire.

Dans elle ne reviendra pas de Louise Fonte, une héroïne au bord du précipice vers quelle cabane court elle ? Un beau portrait de femme qui m’a touché.

Le réveil du nain de jardin, de Benoit Camus autre ambiance 2 protagonistes , un dialogue plus grave qu’il n’y parait devant une cabane de jardin et toute la complexité des rapports humains à travers les non dits et une bien belle fin.

La cabine de plage de Pascal Pujol, un narrateur enfant, une douce nostalgie se dégage des lignes, avec le croisement de 2 passés, 2 histoires qui coexistent et sont touchantes.

Perché de Guillaume Couty une nouvelle juridique complètement dingue, un jeu sur la langue, la loi, drôle et bien écrite où l’auteur détourne les codes de la cabane.

En homme responsable de Gilles Marchand : une nouvelle où cohabite réalité et imagination, monde intérieur et extérieur, la douce magie de Gilles Marchand opère aussi en petit format, une bulle de poésie dont il a seul le secret.

Transfert de Nicolas Houguet : une autre cabane pour un personnage attachant qui fait une introspection, un faux dur ironique, un doux dingue, un poète réaliste, un blasé sensible à découvrir sous la plume très poétique et personnelle de Nicolas Houguet

La gueule du loup de Fabien Maréchal, une nouvelle familiale qui rend hommage aux contes, à la famille dans cette cabane particulière.

Les bains de mer de Laurent Banitz, une nouvelle qui m’a fait vibré aussi, au début du siècle, dans les années 20, avec la plage et en filigrane la solitude, la guerre, vous n’oublierez pas Ferdinand de sitôt.

Le Tokécho de Christophe Ségas: une sorte de fable, une exagération dingue autour du thème de la cabane, de l’art, un univers singulier.

La hutte continue de Bruneau Pochesci, une nouvelle SF, flippante à souhait, un monde avec ses propres codes, 1 cabane où on ne passerait pas ses vacances.

Un oubli de Johanna Jossau: une nouvelle policière et mystérieuse à découvrir.

La linéarité affublée de Stéphane Monnot; un titre étrange pour une belle histoire d’amitié entre nostalgie, rêve, amour, une nouvelle punchy parfois noire que j’ai aussi beaucoup aimé.

Un petit coq rouge de Thierry Covolo : une nouvelle étrange et un peu folle mais documentée autour de la musique dans un décor particulier.

Enfin les étés d’Antonin Crenn: une narration aussi particulière autour du personnage principal et des étés de sa vie, sa famille face à des évènements surprenants à découvrir. Un ton aigre doux, poétique et fou pour clore le recueil

Pour finir, je partais à la découverte d’un auteur Nicolas Houguet et un que je connaissais déjà Gilles Marchand, j’en ai rencontré 14.  De belles découvertes de ces plumes et la joie de retrouver l’écriture magique et douce de Gilles Marchand, de savourer la plume de Nicolas Houguet et de tous leurs comparses qui m’ont interpellé, émue.

Donc n’hésitez pas commandez ce recueil pour vivre un condensé d’émotion, de vie, de style, de petites planches qui forment ces belles cabanes. Allez chez votre libraire le plus proche pour découvrir Petit  Ailleurs et la maison d’édition Antidata qui fait un travail de fond (la couv, la présentation des auteurs est géniale) et de forme.

PS : Nicolas, Gilles spéciale dédicace j’attends la suite de vos œuvres avec impatience en 2018 et je m’en vais découvrir les autres nouvelles de vos compagnons de recueils.