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Un joli roman sur une bande d’amis, une génération que l'on suit des années 2000 à 2008. 2 familles se côtoient chaque été les Fresnais et Lefèvre , des amitiés indéfectibles, des idylles se crée au fil des générations, on accompagne la dernière, la plus proche de nous.

Je me suis retrouvée dans les personnages, les références musicales étant de la même génération. C’est marrant de revoir cette période charnière quand on passe de l’adolescence à jeune adulte.

Les amours qui deviennent importants comme Alexandre avec Marie, les choix à faire comme Marco, le mal être comme Anouk, Laurent, l’engagement comme Marie. Les emménagements, la conscience que les gens qu’ont aime vieillissent comme avec la grand-mère d’Alexandre :Micheline. La lutte pour s’imposer dans un univers choisi comme Alexandre dans sa jungle audiovisuelle, sa sœur dans le monde de l’art. Les événements politiques marquants comme le 21 avril 2002, le désenchantement, la difficulté de se trouver une place comme Marco.

La fin d’une certaine innocence est bien retranscrite par la plume de l’auteur. En suivant cette bande d’amis de milieux, de caractères différents, elle redessine pour nous une époque. Elle retranscrit bien les émotions, l’égoïsme parfois que l’on a quand on démarre et qu’on ne veut pas se préoccuper d’autre chose que soi-même.

Les personnages sont sympathiques sauf l’exalté Marie qui a parfois un comportement extrême, orageux face au grand enfant égoïste qu’est parfois Alexandre. Marco le fils de riche qui ne trouve pas sa place à 25 ans. J’ai été touché par Sophie aussi, qui porte sur ses épaules sa famille et son évolution au fil du récit, comme Anouk qui grandit au fil des pages. Marco et Alexandre, ces grands gamins deviennent aussi des personnages de plus en plus touchants au fur et à mesure de leurs choix et de leur prise de conscience.

Le récit est rondement mené avec quelques ellipses pour laisser aux personnages le temps de grandir, les soirées, le boulot, le couple, les parents, les relations fraternelles rien n’est laissé au hasard. Tous les personnages sont crédibles et on prend plaisir à les suivre dans leurs aventures, ces instantanés quotidiens. Et la fin est vraiment belle et poétique. Le ton n’est pas mièvre, moralisateur ou uniquement feel good, il oscille entre douceur, poésie, réalisme et vraie tableau d’une génération. Je me suis retrouvée dans chaque personnage tour à tour étant de la même génération qu’eux et c’est ce qui m’a touché souvent, de me rappeler en même temps qu’eux les déconvenues, les grandes et petites joies qui ont parsemé le début de ma vie.

Une découverte très agréable merci à Alexandrine pour le conseil, je m’en vais les découvrir un peu plus âgés dans danser encore et en attendant hier encore j’avais 20 ans, comme le chantait Aznavour, donc savourez cette douce cure de jouvence , insouciance de ce roman et souriez et lisez!