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Celle qui marche la nuit est un roman qui joue sur l’ambiance et la peur. Un jeune parigot pure souche Malo se retrouve dans le Sud à la suite du déménagement de ses parents. Le voilà bloqué un été dans ce monde de chaleur, de bleu ciel, un paradis quand on est vacancier, un enfer quand on se retrouve dans une vieille bicoque la maison des pins et obligé d’aider les parents à bricoler.

Une seule solution entre 2 orages pour ne pas mourir d’ennui, explorer, la maison, les alentours et tenter de se faire des amis comme Lili la jeune postière.

Car quand sa petite sœur Jeanne de 5 ans si mignonne se met à se réveiller en hurlant, quand des phénomènes étranges se déroulent. Malo se dit qu’il est temps de prendre les choses en main et de découvrir la vérité.

On retrouve la manière si particulière et visuelle de l’auteur de faire naitre des ambiances, la chaleur étouffante du Sud, l’angoisse à la Shining, Hitchcock. On a l’impression d’être plongé dans un film d’angoisse. Elle réussit une fois de plus à se mettre dans la tête d’un ado ; son amour du skate, de ses potes avec Pop. Le biais du journal comme support de l’histoire est intéressant, entraine un crescendo avec les dates, heures qui comme dans une enquête défilent. Pour les ados, les thèmes de l’isolement, de la famille recomposée, de la mort sont efficaces. Malo est un personnage attachant qui essaye de comprendre, de se faire sa place dans cette nouvelle vie et d’aider sa petite sœur.

L’atmosphère s’alourdit entre aléas climatiques, lieux propices aux cauchemars : la ruine, la cave. Et c’est bien amené les rebondissements, la découverte peu à peu des ombres qui entourent les deux jeunes de la famille. J’ai apprécié de retrouver à la fois les récits qui me faisaient peur à l’adolescence, l’indolence de l’été et des personnages attachants. J’ai eu envie comme Malo de découvrir la face cachée de la maison.

La langue est à la fois riche et moderne, et peu à peu comme Malo on a envie de savoir si nos sensations, perceptions sont réelles ou non, un roman qui tient ses promesses, intriguant et flippant à souhait. Un roman à offrir aux ados de votre entourage mais aussi à tous les adultes qui aiment Stephen King.

Bonne lecture de Celle qui marche la nuit.