20190528_080437

Les Gratitudes est dans la même veine que le précédent les loyautés. C’est un roman court avec quelques personnages. Autant dans le précédent j’avais été agacé par les personnages adultes autant là ça n’a pas été le cas.

Michka est une vieille dame qui s’est occupée de Marie quand elle était petite, elle perd peu à peu les mots et souffre d’aphasie. Elle rencontre dans la maison de retraite Jerôme qui au quotiden va essayer de l’aider et de lui faire garder le moral. Le roman est bref, on est à la fois dans la tête de Michka puis des autres personnages, leurs pensées intimes et même les cauchemards de Michka. L’auteur réussit à bien rendre la maladie, le fait d’être déboussollée, la vie dans un ephad. La gentillesse du soignant qu’est Jérôme, la maladresse parfois du personnel notamment des infirmières. Du côté du cadre, de la réflexion sur la vieillesse, de l’accompagnemment le roman est plutôt bien réussi.

Mais il m’a manqué quelque chose, un peu plus de relief au personnage de  Marie par exemple, ses sentiments dans les parties qui lui sont consacrées. Un développement plus important sur les secrets de Jérôme et de Michka.

Comme dans les loyautés, par moment j’ai retrouvé ce qui fait la force de l’auteur, l'empathie, le talent de brosser des athmosphères mais à d’autre j’ai trouvé cela un peu trop conte, rapide, esquissé même si je sais que c'est le souhait de l'auteur d'aller à l'os. Ce n’est pas une déception comme avait pu l’être les loyautés.  Car je l’ai trouvé plus cohérent au niveau de la psychologie des personnages mais cette rapidité de l’histoire, m’a une fois de plus décontenancée.

Donc si vous aimez les lectures rapides et voulez comprendre l’aphasie lisez le, sinon attendez la sortie d’un roman plus conséquent de Delphine de Vigan pour retrouver pleinement sa plume.