IMG_20170808_115136_108

Le jour des morts, est la 2e  enquête de Mehrlicht et ses acolytes Latour et Dossantos. Ils sont accompagnés d’un nouveau stagiaire Lagnac  frais émoulu de l’école ce qui ne fait encore pas les affaires du capitaine. Les voilà lancés sur une série d’empoisonnement sans lien entre eux qui frappent Paris. Une course contre la montre sous la pression des médias et des politiques pour boucler au plus vite l’enquête.

L’inconscience des médias,  les pressions médiatiques sont bien analysées dans cet opus. Le passé de Dossantos se dévoile un peu plus, et il se rapproche de Latour. Le commissaire est toujours aussi érudit, et fait des coups pendables avec son ami Jacques à l’hôpital qui sera d’ailleurs le lieu d’un crime. Cette fois ci, c’est les chansons de Brel qui accompagne notre capitaine au cours de son enquête avec ses sonneries de téléphone. Mais aussi des proverbes plus vrais que nature sous les dates qui rythment les chapitres.

Les références à l’histoire  sont une nouvelle fois présentes, et l’auteur nous dévoile aussi les coulisses des collectionneurs de livres anciens. Il évoque  les grands auteurs réalistes du XIX e, l’amour de la littérature incarné par Leroy.

Des personnages secondaires haut en couleur font leurs apparitions que ce soit le collectionneur de livre Leroy, le ministre Farejeaux, l’imbuvable stagiaire Lagnac, le médecin Purgon mais aussi des plus inquiétants comme Henry Sourans. La belle Mado est à part, elle ouvre de nouvelles perspectives à Mehrlicht.

On prend plaisir à retrouver Jacques, le grand ami du commissaire, même s' il va de plus en plus mal, de croiser  l’ancien stagiaire Ménard du 1e tome devenu inspecteur à la crim, de retrouver la trouille de Matiblout, l’humour noir du médecin légiste Carrel.

Avec une écriture précise, littéraire, drôle l’auteur nous embarque dans cette course poursuite, cette folie meurtrière qui semble ne jamais s’arrêter. A côté de l’enquête, il nous fait aussi réfléchir aux coulisses du pouvoir, à la justice. Le découpage en différentes parties et daté renforce l’urgence du récit et le sentiment de réalisme.

J’apprécie le fait que ce ne soit pas des super flics mais des humains avec leurs failles, Mehrlicht et ses cigarettes, sa drôle de physionomie, sa difficulté à faire face à la mort de sa femme. Dossantos et ses problèmes d’identité, sa vision monolithique de la justice. Latour et son amour hors la loi mais qui est la  plus raisonnable des 3 et la plus compatissante à l’égard des familles.

Un polar rondement mené qui nous dévoile un peu plus les personnages. La suite dans la prochaine chronique je n’ai pas pu m’empêcher de plonger dans le suivant  pour savoir ce qui allait arriver à cette drôle d’équipe.

PS: merci à Delphine de la librairie du Poussin pour le conseil.