Danser-encore

Danser, encore est le 2e roman de Julie de Lestrange, on retrouve les personnages du premier Marco, Sophie, Anouk, Alexandre, Claude, les parents de Marco, Pauline et Pénélope.

De jeunes adultes, les personnages sont devenus plus matures, Sophie et Alexandre sont mariés et ont 2 enfants Nathan et Juliette. Alexandre travaille toujours dans l’audiovisuel. Marco continue son métier de dessinateur et son couple avec Pénélope fonctionne. Anouk vit en Angleterre et s’épanouit comme artiste.

Les thèmes sont plus matures, la difficulté d’être parent, la maladie, le deuil et son acceptation sont au cœur du roman. Alexandre puis Marco sont les fils rouge du roman mais les personnages féminins notamment Anouk prennent de l’importance. On voyage de Singapour, à Londres mais aussi au chalet de l’amitié et à Paris entre les lignes.

L’auteur a une écriture plus dense aussi, le ton est moins léger, elle décrit le monde dans lequel on vit avec sa violence, ses coups du sort, elle fait référence à l’actualité, les réfugiés, les attentats de Charlie hebdo. Moins le portrait d’une génération que le portait de vies modernes et attachantes, la construction de la famille, les amitiés indéfectibles et l’abandon peu à peu de l’enfance sont présents.

J’ai été encore plus touché que dans le précédent par l’écriture de l’auteur qui réussit à nous happer dans ses vies à la fois singulières et universelles. On vibre avec eux pour Nathan le petit garçon à l’asthme sévère, on est ému avec Marco devant la beauté de l’Asie et sa prise de conscience, on sourie avec Claude et sa volonté de profiter de la vie à 60 ans. On s’enthousiasme et on a de la peine pour Anouk et sa solitude. On admire Sophie en mère louve. On ressent aussi à nouveau le choc, la peur, la remise en question lors de l’évocation de Charlie Hebdo. Avec une plume fine, sans effet de manche, avec des descriptions à la fois réalistes et très romanesques, les chapitres défilent. On croque dans ces moments de vie, on s’identifie, on se rappelle. L’auteur a le don de nous mettre dans la peau de personnages faillibles et tellement attachants, un bonheur, un voyage une fois de plus doux et mélancolique.

D’habitude les suites ne sont pas forcément réussites, elle fait mentir l’adage. Vous pouvez d’ailleurs le lire même sans le premier, mais on constate aussi le gain en profondeur des personnages qui de grands ados sont devenus adultes. La leçon de vie du roman est terriblement touchante et donne envie de Danser encore, d’envoyer valser la mort comme le dit la chanson de Calogero.

Donc respirez et foncez découvrir cette auteur, je commence vraiment à devenir fan, car me faire veiller jusqu’à 1h du matin ce n’est pas donné à tout le monde. Donc hâte de découvrir le prochain.

Et merci encore à ma bonne fée littéraire sur ce livre Alexandrine tu avais mille fois raisons.

 

Ps: lien vers la chanson de Calo qui sera maintenant aussi associée à ce livre, déjà qu'elle me faisait pleurer avant...

 


Calogero - Danser Encore