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Dans ce roman, Virginie Grimaldi, nous fait valser avec les émotions, celle de ses personnages et les nôtres.

On suit un groupe d’octogénénaires, les octogéniaux, ils vivent tous depuis des décennies à l’impasse des Collibris. Ils y ont vécues leurs premières joies, peines, les grands et petits drames de la vie. On a le couple de l’impasse, fort comme un roc, Anatole, le taiseux et sa femme Marceline qui ne peut pas s’empêcher de dire ce qu’elle pense. On a Rosalie et son rêve américain, son émancipation, on a Gustave et ses blagues, Marius qui se voit en leader et Joséphine et son fameux justaucorps.

A travers les mots de Marceline, on redécouvre une époque, les grands moments de la vie. Elle entrecoupe son récit de moments clefs de sa vie et de celle de l’impasse. Ils s’unissent tous pour défendre leurs maisons, leurs souvenirs. Avec l’aide du petit fils de Marceline: Grégoire, ils vont faire campagne pour sauver l’impasse et la place où ils ont vu leurs vies s’écouler.

On prend plaisir à suivre les aventures de ces papys, leurs actions pour faire plier la mairie, on rit souvent, on a le cœur serré. L’auteur est douée pour nous mettre à la place de ses personnages qui se sentent toujours jeunes même si ils ne le sont plus, qui sont au bout du chemin mais veulent rester digne. Se battre jusqu’au bout pour sauvegarder leurs maisons, leur place qui a marqué leurs vies. Les amitiés, l’émancipation féminine, la danse, l’amour qui se transforme, le chagrin et ses ravages, la maladie.

Sur des thèmes pourtant universels, Virginie tricote avec ses personnages, sans fioriture, en allant droit dans le cœur, dans la langue dont elle a le secret. L’addiction à la télé réalité de Marceline est très drôle, la compréhension de ce personnage au départ assez dure par moment, se fait et on ne peut que l’adopter. Elle nous fait penser à nous, à notre famille, à notre finitude aussi, l'auteur fait un joli clin d’œil à la maison des Tamaris. Mon premier Grimaldi avait été tu comprendras quand tu seras plus grande, j’ai retrouvé cette sensation de me couler parfaitement dans les pages, d’être bien, de vivre au rythme des souvenirs, je n’avais pas envie de m’arrêter de danser, je voulais écouter encore la boite à musique. J’ai envié Marceline et Anatole pour cet amour à toute épreuve.

Une fois de plus l’auteur, nous montre qu’elle a tout d’une grande car parler de sujet pas toujours très drôle, sans tomber dans la caricature ou la mièvrerie il faut du talent et ça elle en a beaucoup. J’ai trouvé qu’elle se cachait moins derrière l’humour, même s' il y en a et qu’elle assumait totalement cette mélancolie qui sied à ses personnages.

Donc laissez vous emporter par le tourbillon des souvenirs, prenez place dans la danse à l’impasse des Collibris. Vous valserez par toutes les émotions et les personnages resteront longtemps dans votre cœur. Bonne lecture de la magie grimaldienne, cette petite musique qui vous suivra longtemps une fois le livre refermé.

Un autre avis de ma soeurette Virginie  très complémentaire pour le Paris- Nantes, bonne lecture

" Quand nos souvenirs viendront danser " de Virginie Grimaldi - LES LECTURES DU MOUTON

" Je voudrais dire à Joséphine qu'elle va s'en remettre, parce qu'il paraît que c'est ainsi, qu'on se remet de tout. Je voudrais lui promettre que, chaque jour, elle ira un peu mieux, que ce sera imperceptible, mais bien réel et que dans quelques temps son grand sourire sera de retour, qu'elle s'extasiera de nouveau face au soleil, à la pluie, et ne parlons même pas de la neige.

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